‹ L'évolution mentale chez l'homme [microforme]Chapitre 34 sur 67 · RES RE · texte numérisé non relu

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faut remarquer d’une part que ce n'est point encore la une préprntale l'enfa cation véritable, ce n'est pointl'expression d'un jugement vrai st Pourtant é conceptuel: et, d'autre part, il faut remarquer que la faces de la v d'employer ainsi les mots comme des caractères mobiles, plat lui-même 0 mérite pas d'être considérée comme un progrès étonnant piterprétatior inexplicable dans la faculté de faire les signes, si nous tenntsiclairemer compte des différentes considérations formulées ci-dessus, (Bens. Ceci lui p qu'il importe réellement de faire remarquer, c'est que, malgre Mie comme de grand progrès vers la prédication, celle-ci n'a point encore ti eaux, bien atteinte; les propositions qui sont formulées ne sont point encor De cette pha conscientes, elles sont préconceptuelles, non pas conceptuel tilement l'ob, Étant donnée donc cette phase de l'évolution mentale, que vient P#s n est poi il ensuite ? Je le rappelle, je ne n'efforce pas de résoudre le poux à des état blème insoluble, relatif à la nature intrinsèque de la conscienelatiention sur ou à l'explication de la possibilité de son existence. J'accepte snétbituelle, se plement son existence (et aussi sa possibilité), comme un fait elle qui est né, en m'appuyant sur ce fait, je veux maintenant m'efforcer de noms précéden trer comment, à mon avis, la conscience commence à se montilieindre ains après la phase d'évolution mentale que nous avons atteinte idéüis qui consti L'enfant, comme l'animal, recoit, grâce à sa logique desrécepiS Comme le fai un monde d'images jouant le rôle de signes d'objets extééSolontaire, ou r rieurs, et une connaissance éjeclive d’autres esprits, et enfin celénsage. C'est sorte de reconnaissance du soi en tant qu'agent actif, sensill@ nalogue à la re et responsable, que, comme M. Chauncey Wright, j'ai nomné@Rs efforts sont conscience extérieure. Mais, en cela supérieur à l'animai, let une série d'i fant a à sa disposition, comme nous venons de le voir, le mé tnener un non nisme significateur plus perfectionné qui lui permet de signifie d'autres à d'autres esprits (éjectivement connus) le contenu de ses coElusivement : naissances réceptuelles. Parmi celles-ci, entre autres, se trouvent, bien que perception par l'enfant des états mentaux des autres tels qu paraît point sont exprimés par les gestes, intonations et mots. Chacun de tt lention intent états reçoit un nom approprié, et, de la sorte, gagne en clartétRées, être aidé d en précision, comme images éjectives des états correspondail pénplacement ( éprouvés par l'enfant lui-même, « Maman contente à Dodo Mais que les a n'aurait point de signification, prononcé par un enfant, si l'enf ne connaissait par sa propre expérience l'état d'esprit QD Fam attribue ainsi éjectivement à une autre personne. C'est pour EBeuin mot doi dr nous ne saurions nous étonner qu’à la même phase d'évolutioR"'i des araignées

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hentale l'enfant se prenne à dire : « Dodo content à maman ».Il st pourtant évident qu'ici nous approchons fort des frontières hémes de la véritable conscience. Sans doute, Dodo parle encore ke lui-même objectivement, mais il s’est assez perfectionné dans interprétation de ses propres états d'esprit pour les nommer usiclairement que n'importe quel objet extérieur perçu par ses ens. Ceci lui permet donc de fixer ces états devant sa vision menle comme des objets qui peuvent être dénotés par des signes erbaux, bien qu'il ne soit pas encore en état de dénommer.

De cette phase, à celle où il reconnaît Dodo comme étant non kulement l'objet mais aussi le sujet des changements mentaux, e pas n'est point grand. Le simple fait d'attacher des signes veraux à des états mentaux introspectifs a pour effet de concentrer attention sur ces états, et quand cette concentration est chose

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kbituelle, se trouve fournie à l'esprit la seule condition noumme un fait lelle qui est nécessaire pour lui permettre, grâce au souvenir des etforcer de mots précédents, de comparer son passé avec son présent, ct nce à se montre alteindre ainsi cette perception de continuité entre ses propres ons atteinte id qui constitue la pleine conscience introspective. ique desrécepsh Comme le fait remarquer M. Chauncey Wright, « la mémoire d'objets extéétbntaire, ou réminiscence, est particulièrement aidée par le its, et enfin cungage. C'est ici un travail de tâtonnements essentielleme:.t t actif, sens nilogue à la recherche d'un objet extérieur manquant ou perdu. ht, j'ai nommés efforts sont faits pour ramener une image mentale absente, à L'animai, ledit une série d'images, au moyen de mots, et d'autre part, pour » voir, le méainener un nom qui fait défaut, au moyen d'images mentales, ou émet de sigoiiine d'autres mots. IL n'est point certain que cette faculté soit enu de ses co ttlusivement spéciale à l'hommé, comme on le croit généraletres, se trouvent, bien que l’homme seul arrive à exceller dans son emploi. I utres tels quiéSt parait point impossible qu'un chien intelligent puisse par son 3, Chacun de Rllention intentionnellement dirigée sur des nécessités spontagne en clartée es, être aidé dans la remémoration d'un fait manquant, tel que pénplacement d'un os caché (4) ».

Mais que les animaux possèdent vu non quelque faculté de

correspondail ntente à Dodo nfant, si l'enûl Lt d'esprit qu , C'est pourqli ase d'évolutiè

Di! Philosophical Discussions, p. 256. V. aussi Intelligence des Animaux, pour Le cas d'un perroquet qui semblait chercher à retrouver le souvenir d'un rain mot dans une phrase, Au cours d’une intéressante étude sur l'intelli- Rene des araignées (Journal of Morphology, p. 383-419). M. et Mme Peckham

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remémoration en dehors de la mémoire, il est certain que l'em. ploi de mots comme signes conduit nécessairement à la culture de cette faculté, et par là à la perception claire de la continuité des états mentaux ou internes qui constituent la conscience dy moi permanent.

En outre, l'acquisition du langage fait faire de grands progrès à la conception du moi comme agent sensible, et comme cause active, étant donné que les sentiments et les actes du moi sont clairement mis devant l'esprit au moyen de noms dénotatifs, et même, comme nous venons de le voir, de propositions précon ceptuelles. Sans doute, la reconnaissance du moi dans chacm de ces rôles est grandement facilitée par les émotions. Lis expressions d'affection, sympathie, éloge, blâme, etc., de h part des autres, et les sentiments d'émulation, orgueil, triomphe, désappointement, etc., de la part du moi, doivent toutes tendre forcément à imprimer dans l'enfant qui se développe un senti ment de personnalité. « C'est quand l'attention de l'enfant est dirigée introspectivement dans tv. acte de réflexion sur sé propres actions, en tant que naissant de motifs bons ou mauvais, qu'il s'éveille à une plus pleine conscience de lui-même (1)».

Le concours de tous ces facteurs conduit au développement graduel de la conscience. Je dis graduel, parce que d’un bout à l'autre, le processus à la nature d'une croissance. Néanmoins il y a des raisons pour penser que quand ce développement à atteint un certain point, il fait, pour ainsi dire, un bond soudain dans son progrès que l’on peut considérer comme étant au développement de l'esprit ce que l'acte de la naissance est au déve loppement du corps. Dans aucun des deux cas le développemei n'est le moins du monde complet. À mi-chemin, entre les lentes phases d'évolution in utero, et les lentes phases d'évolution le la croissance ultérieure, il y a dans le cas du corps humain ln grand et soudain changement au moment où il se sépare de cell qui lui donne naissance. Ily a desraisons pour croire qu'ilen es de même pour l'esprit, À mi-chemin, entre l’évolution graduell

ont récemment vu que le souvenir des œufs.qui ont été soustraits à la mère al conservé par elle pour une période qui varie chez les différentes espèces de moi d'un jour à plus de deux jours,

(1) Sully, loc. cit, p. 377.

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de l'idéation réceptuelle et l’évolution non moins graduelle de. lidéation conceptuelle, il semble y avoir un moment critique où l'esprit commence à se détacher du corps nourricier de ses percptions ancestrales, et s'éveillé dans le monde nouveau d’une existence individuelle consciente. « Le processus final par lequel se fait cette séparation du moi et du monde extérieur s'opère soudain. C'est par un lent travail qu'il se prépare, mais en luimême c'est un fait subit : il y a un moment déterminé où tout à coup le moi prend sa pleine clarté dans l'âme, et c'est à ce même moment que la conscience s'établit. IL arrive souvent que cet éclairement subit de sa conscience laisse au cours des années ultérieures, un souvenir encore précis (1). »

Naturellement, les preuves relatives à ce point sont toujours plus ou moins insuffisantes : en premier lieu, parce que les facultés d'analyse introspective, à l'époque où elles prennent naissance, ne sont nullement en état de fournir des renseignements sur les

B circonstances qui accompagnent leur propre genèse ; et en second lieu parce que nous savons combien il est précaire de se

fier aux réminiscences de l'enfance chez l'adulte. C'est pourquoi jn'ai cité ce témoignage que pour ce qu'il vaut, et pour faire remarquer qu'il n’a point de portée spéciale pour notre sujet actuel, Qu'il y ait ou non dans la vie de tout être humain quelques moments particuliers entre les deuxième et troisième années où le fait de sa propre personnalité se révèle à l'esprit en voie de développement, cela ne change rien au résultat de la présente analyse. Car même s'ilen était invariablement ainsi, ilestévident que la révélation ne pourrait être que faible et d'ordre inférieur, parallèle en cela à la condition encure presque infantile des autres facultés mentales. Il est certain, d'autre part, que cette révélation aurait besoin d'être amenée par ce processus graduel l'évolution réceptuelle dont je me suis occupé au cours de cette thalyse, et que, en termes de notre précédente romparaison, nous

ADO VOns assimiler à la vie prénatale de l’'emhi yon. D'autre part,

l'est certain aussi que la conscience du moi qui est alors révélée

(1) Wundt (Loc, cil., II, 289-90), cite des cas où un souvenir défini de ce moment a Fu persister, et ailleurs il rapporte avoir observé ce cas chez lui-même. La eirconslance qui ici était rattachée à la naissance soudaine de la conscience consistait en tue chute dans un escalier de cave, un fait qui sans doute était bien de nature à lüre connaître fortement à l'enfant qu'il était lui-mème et non quelqu'un d'autre.

a besoin d'être complétée ensuite par un long cours d'évolution conti mentale dans la sphère conceptuelle, avant que n'aient été remp atteintes ces facultés complètes de pensée introspective qui monc servent à différencier l'esprit de l'adulte de celui de l'enfant langa balbutiant, presque autant que le même intervalle différencie le forces corps de l'adulte de celui du nouveau-né. les pl Dans cette courte analyse des principes qui sont probablement origin impliqués dans l’évolution de la conscience, je voudrais attirer que | particulièrement l'attention sur un point qui ne me semble pas Î langu avoir été suffisamment mis en lumière par d'autres auteurs : je dique veux parler de l'origine éjective de la connaissance subjective. preuv Ea logique des récepts fournit à l'enfant et à l'animal une somme éjectif étonnamment efficace d'informations éjectives. En fait, il est | civilis. presque certain qu'à un degré considérable, ces connaissances D aux o1 sont héréditaires. Voyez par exemple le sourire de l'enfant en qu'il s réponse à une voix caressante, ses cris en réponse à une gron- | ceci d * derie, pour ne point parler des cas plus remarquables encore que du ps) nous rencontrons chez les animaux, chez les jeunes poussins qui encore comprennent les différents sons produits par la poule, qui sont qui noi frappés de terreur au cri de l'épervier, des mammifères nou- de l’e

veau-nés qui connaissent la voix de leur mère, ete. (1). Il est Nous voyons, en outre , que l'enfant, même longtemps après par l'es qu'il a commencé à se servir de mots, témoigne d’une forte ten- sidérer

dance à considérer tous les objets animés ou inanimés comme connai.

des éjects. C’est là un fait d'observation si général que je n'à fournie pas à m'attarder pour en donner des exemples particuliers. Îl double, | me suffira donc de faire remarquer que la tendance n'est pot der le entièrement oblitérée même quand la faculté du langage a tt D rc pleinement acquise, et avec elle, une connaissance générale de À à concept distinction entre les chjets, en tant qu'animés et inanimés. ment ps

M. Sully, par exemple, cite un cas de ce genre, quand il rappelk psychiq cette phrase d'une petite fille de cinq ans: « Maman, je croi il naît e vraiment que ce cerceau doit être vivant, il est si intelligent Î c'est-à-c va partout où je veux qu'il aille (2). » La même tendance se rel la fois «

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(4) V. Evolution mentale chez les Animaux, p. 161. Pérez note des fails Comme ( analogues chez l'enfant observés avee certitude à la quatorzième semaine (Tr donnée | premières Années de l'Enfance, p. 29). e

(2) Ouilines of Psychology, p. 378. que l’er

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contre dans la psychologie de l’homme non cultivé. O rai remplir des pages avec des exemples montrant qe dar et monde les sauvages persounifient dans leur esprit Re “es le langage, ou dotent d'attributs psychiques, les objets inani ve us forces de la nature, alors que le langage, même PRE pi se pas développées, conserve le caractère d'une Lori po originellement éjective. Et si Max Müller a raison M que le pronom personnel: « je » se rapporte An Hs langues à des racines équivalentes à « celui-ci » (ce a, sk dique un accompagnement de geste-signe), nous A inut ; pra et plus spéciale du etat nr éjectif de l’idée du moi. Il n’est pas exagéré de dir civilisé lui-même obéit encore ee nr aux objets extérieurs les facultés de sensation et RAanequ il sent exister chez lui. D'une part, nous avons les ete Hs ceci dans l'extension universelle de l'hypothèse do eo “ du psychisme dans la nature, et d'autre pari, d’autres en encore nous sont fournies par le fait de l'analyse a vehaEs . qui nous révèle que notre idée de cause découle T | es de l'effort musculaire. 8.46 notre 14e Il est évident que dans tous ces cas, la tendance manifest par l'esprit humain, à toute phase de son bone Men 4 estée sidérer les phénomènes extérieurs éjectivement ne M connaissance intuitive de l'homme — ou de la nine Es la fournie dans la logique des récepts —de sa propre M va double corporelle et mentale. Ceci, au début, le er qu le #p2.c0rmne un éject qui ressemble aux autres de la nan sorte qui l'entourent. Mais aussitôt que la faculté de ns me conceptuelle a été atteinte, l'enfant est en nes es ment psychologique qui lui permet d'observer ses Au dt 2 gs ï ” aussitôt que l'attention est ainsi dirigée sur Nr Fe qui est impliqué dans tout acte d'attention de ce genr c'est-à-dire la conscience d’un :aoi, en tant que sui SOPTES la fois de connaissance. a LL On peut faire r BA ee ns à se Fo MANS n'est point opposée, donnée sur ce même point par es es à la conclusion : CG :

Tue l'enfant a distingué par des EE UE

Romanes, Évol, ment. |

propre personnalité de celle des autres qu’il réalise un progrès

| avan

; en s'apercevant que les autres personnes sont des êtres aussi dical pi en eux-mêmes ou pour eux-mêmes (1).» En d'autres termes, mon L:: l'aitribution de la personnalité à soi-même est antérieure à l'at- vérit

| i tribution de la personnalité aux autres. Ce point ne me parait

. point douteux, bien qu'il ne me semble pas qu'il puisse y avoir (1)

À grand'chose, avant ou après, dans ces deux concepts. Mais le qe HE point que je me suis efforcé de mettre en lumière est l'existence, psychi

ñ antérieurement à ces deux concepts, de deux récepts correspon- a à dants, à savoir l'aperception réceptuelle du moi en tant qu'agent, de vue

1 et en second lieu, l’éject de cette aperception réceptuelle par cu | qi lequel les « autres personnes » sont reconnues comme agents. Soc. H HER Hors de ces deux récepts se développent ultérieurement les con- nue

1 cepts de personnalité correspondants. L'ordre de développement tuellen fi est donc le suivant : Éd

| (A) Sujet Réceptuel. (a.) Éject Réceptuel. répons | ii (B) Sujet Conceptuel. (b.) Éject Conceptuel. + : dd 1: En somme, il me paraît parfaitement clair que le langage est elle, » Le tout autant l’antécédent que le conséquent de la conscience. Pre Nous avons vu qu'à ses débuts, ou avant le moment où l'enfant Le

1h produ

est capable d'énoncer une vérité en tant que vraie, ce que j'ai appelé la prédication rudimentaire ou préconceptuelle n'a trait qu'à l'existence objective ou éjective. Toutes les propositions formulées par les enfants pendant les deux premières années de leur existence se rapportent à des objets sensitifs, à des états de sensation, etc., mais jamais au moi en tant que moi, etpar suite jamais à des vérités en tant que vraies. Maïs aussitôt que l'élément prédicatif — à cette phase, il consiste en l'exécution de signes — commence à se mélanger librement avec l’élémentjugement — lequel à cette phase est représenté par la logique des récepts — il se produit un travail intime d'action et réaction. Les jugements sont rendus plus clairs et plus compréhensif par le simple fait de revêtir la forme propositionnelle, bien qu'encore rudimentaire, alors que celle-ci est avancée dans son développement par la puissance croissante du jugement. Et quand ce perfectionnement des facultés a suffisammenl

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(1) Vorlesungen, I, p. 289.

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avancé pour permettre à l'esprit de commencer à opérer la prédication de ses propres états, on peut dire que l'organisme mental, pour la première fois, s'élève avec rapidité à la vie de la véritable conscience de soi (1).

(1) Dans l'esquisse, qui précède, des principes en jeu dans le développement de la conscience, je n'ai envisagé que le côté psychologique de la question, et encore dans la mesure seule où il m’importait. Ceux qui voudraient d’autres documents sur la psychologie du sujet pourront consulter Wundt, loc. cit. ; Sully, loc. cit., et Illusions, ch. x ; Taine, De l'Intelligence, 29 partie, 3° livre; Chauncey Wright, Evolution of Self-consciousness, et Waitz, Lehrbuch der Psychologie, 58, Aux points de vue physiologique et pathologique, on peut se reporter à Taine, Maudsley et Ribot (De l’Intelligence ; Pathology of Mind ; Maladies de la Mémoire), et aussi un mémoire de Herzen, intitulé les Modifications de la Conscience du Moi. (Bull. Soc. Hand. Sc. Nat., xx, 90.) Au point de vue métaphysique, on peut consulter An Essay on the Philosophy of Self-Consciousness de P F. Fitzgerald. A ce point de vue encore, l'Ecole de Hegel et des Néo-Kantiens nous fait opposition en niant virtuellement l'origine et le développement de la conscience de soi dans le temps. C'est ainsi, par exemple, que Green dit expressément : « Si l’on demandait si cette conscience de soi n’est pas dérivée de la nature, quelle est donc son origine ? La réponse est qu'elle n'a pas d'origine; elle n’a jamais commencé parce que jamais elle n’a point existé. C’est la condition de l’existence d’un commencement et d'une fin. Ce qui commence ou finit, commence et finit pour elle, ou en relations avec elle. » (Prolegomena to Ethics, p. 119.)

À ceci, je ne puis que répondre que, pour ma part, je suis aussi convaincu que ma conscience elle-même a eu un commencement dans le temps et s’est ensuite graduellement développée, que je le suis de sa propre existence. « Le moi est un produit de développement comme l’homme tout entier, » (Wundt.)

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