‹ L'évolution mentale chez l'homme [microforme]Chapitre 37 sur 67 · D US ENONCE OT CP ARR PL RE · texte numérisé non relu

D US ENONCE OT CP ARR PL RE

vons un Cas précisément parallèle chez le chien intelligent qui « demande » devant le pot à eau pour indiquer son désir de boire, ou devant quelque autre objet à l'égard duquel il désire que quelque chose soit fait. Il en est de même pour !les enfant qui tirent (1) les personnes par leurs vêtements vers une porte fermée qu'ils voudraient voir ouvrir, qui crient d’une facon significative pour les objets qu'ils voudraient posséder, pour des actes qu'ils voudraient qu'on fît à leur place, etc. Ils agissent ici exactement comme le font les chiens et les chats dansles circonstances analogues (2).

Bien que beaucoup des signes mimiques des enfants à cet âge (jusqu’à dix-huit mois environ) re soient pas précisément égalés par ceux des animaux inférieurs, il est aisé de voir que là oùily a une différence, elle est due à différentes circonstances de forme corporelle, de conditions sociales, etc.; elle n’est point due à une différence d'idéation. La nature d'idéation qui est exprimée par les. gestes indicatifs des jeunes enfants est identique à celle qui détermine les gestes identiques chez les animaux, et ceci est établi par le fait que même avant la présence de mots articulés, l'enfant, comme l'animal, montre qu'il comprend beaucoup de sons articulés prononcés devant lui et, comme l'animal aussi répond à ces mots par des gestes appropriés. Par exemple, pour citer Preyer une fois encore, ce physiologiste a vu que s0n enfant encore alalique pouvait désigner correctement certaines couleurs qu'il lui nommait; et bien qu'à ma couraissance nil n'ait jamais essayé d'apprendre ceci à un animal, nous savons que les chiens dressés témoignent d’une compréhension encor meilleure des mots au moyen de gestes appropriés (3).

Le second point à noter à l'égard de ces premières phases des à

(4) J'ai vu un terrier qui m'appartenait (et qui avait l'habitude d'employer tt geste de la même facon que le fils ‘le Preyer pour exprimer un désir) exécuter le même acte très assidûment, mais infructueusement, devant une chienne insensible à ses avances, ;

(2) Beaucoup de chiens aboieront, et beaucoup de chats miauleront, d'une faço significative, pour des objets qu'ils désirent avoir, ou des actes qu'ils voudraient voir exécuter, Pour les cris significatifs chez les enfants, voir page 158. ji

(3) Au sujet du singe à cet égard, voir plus haut, page 126.Je menai ma fille, àgée ue sept ans, voir les prouesses intellectuelles du singe Sully. A notre retour, Je lui ne remarquer que l'animal semblait « tout aussi intelligent que Jacques » son pel frère de dix-huit mois. Elle réfléchit un moment et répliqua : « Je crois vraiment que le singe est plus intelligent. » Et je crois que l'enfant avait raison.

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signes indicatifs chez le jeune enfant, c'est que, tôt ou tard, elles commencent à empiéter sur les premières phases de la mimique articulée, ou de la dénotation verbale. En d’autres termes, la dénotation mimique indicative ne commence jamais à se présenter avant que la mimigue indicative n'ait fait de gands progrès, et quand la mimique dénotative s'établit, ss progrès marchent parallèlement avec ceux de la mimique indicative : Les deux sortes de signes se développent alors simultanément. Mais quand le vocabulaire dénotatif s'est suffisamment enrichi pour permettre à l'enfant de se passer des matériaux moins utiles fournis par l'indication, les signes indicatifs sont graduellement éliminés par les signes dénotatifs, et les mots prennent la place des gestes.

En somme, en ce qui concerne la première phase (indicative) dulangage, on ne peut invoquer aucune différence, pas même de degré, entre l'enfant et l’animal. On n’en peut non plus invoquer à l'égard des premières manifestations des phases suivantes du hngage, savoir les phases dénotative et réceptuellement connohtive, car nous avons vu que les seuls animaux qui se trouvent étre capables d’imiter les sons articulés emploient ces sons avec une signification véritablement dénotative. En outre, comme ous l'avons encore vu, dans de certaines limites, ils peuvent mime étendre cette signification dénotative à d’autres objets qui appartiennent visiblement à la même classe ou catégorie ; donnent donc à un signe originellement dénotatif un commenement de valeur connotative. Et, bien que ces facultés réceptellement connotatives du perroquet soient bientôt dépassées jar celles du jeune enfant, nous avons vu encore que ceci est Simplement dù aux rapides progrès que fait ce dernier dans le gré de la vie réceptuelle ; en d'autres termes, si le perroquet ssemblait au chien, et pouvait, comme lui, voir la ressemblance ire les objets et leur représentation, et s'il pouvait mieux comrendre la signification des mots, sans doute l'extension connolive des mots irait plus loin qu'elle ne fait, et, à cet égard, le allélisme entre le perroquet et l'enfant durerait plus longps qu'il ne fait, La seule raison, donc, qui fait que l'enfant lipasse graduellement le perroquet en matière de connotation,

Mstque la vie réceptuelle de l'enfant s'élève graduellement à

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