‹ L'évolution mentale chez l'homme [microforme]Chapitre 39 sur 67 · ES TP · texte numérisé non relu

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nila vérité ainsi énoncée, ni l'idée ainsi traduite n'ont jamais pu être placées devant l'esprit comme étant elles-mêmes un objet de pensée. Pour pouvoir être placées dans cette position, il faut qu'elles aient pu être dissociées par l'esprit lui-même du restant de son organisme, ou, comme le dit M. Mivart, il lui a fallu pouvoir faire que les choses affirmées « existent 4 côté du jugement, non dans lui. » Et ceci n’est possible que si l'esprit possède la conscience de soi. Mais, comme je viens de le faire remarquer, ce n'est point encore le cas pour l'enfant de l'âge en question. Il nous faut donc conclure qu'avant que n'existe le jugement ou la prédication, tels que les comprennent les psychologues (concentuels), il y a un jugement et une prédication d’un ordre inférieur (préconceptuel) par lesquels les vérités sont énoncées dans le but de communiquer des idées simples, alors que les propositions qui renferment celles-ci ne sont point elles-mêmes des objets de pensée. Et, qu'on y fasse bien attention, la prédication rudimentaire ou préconceptuelle dont il s’agit, s’accomplit par la simple apposition de signes dénotatifs, conformément aux principes généraux de l'association. A étant le nom dénotatif d'un objet a, et B le nom dénotatif d'une qualité ou action #, quand a etb se présentent simultanément dans la nature, la relation qui les unit est préconceptuellement affirmée par le simple acte de mettre en apposition les dénotations correspondantes A et B, acte qui est rendu inévitable par les lois élémentaires de l'association psychologique (1).

Toute la question se rapporte donc à la dernière des trois phases d'idéation qui ont été mises à part pour la discussion, la phase conceptuelle. Qu'il y ait, ou qu'il n'y ait pas de différence de nature

(1) A cet égard, il est intéressant de noter l'absence de la copule. Malgré leurs tendances imitatives très prononcées, et bien que les enfants anglais entendent exprimer la copule dans presque toute phrase qui leur est adressée, leurs propres propositions. dans la phase préconceptuelle, se passent de celle-ci. (Voir p. 203.) En se fiant à l'apposition seule, sans exprimer aucun signe de relation, le jeune enfant communique en langage parlé une traduction immédiate des actes mentaux impiiqués &ans la prédication, Comme je l'ai déjà fait remarquer, nous rencontrons le mème fait dans le langage mimique naturel, même quand celui-ci a été développé en les systèmes conceptuels perfectionnés des Indiens et des sourds-muets. Enfin, dans un chapitre ultérieur, nous verrons qu’on en peut dire autant de toutes les formes plus primitives dit langage parlé qui existent encore chez les sauvages. De la sorte, nous rencontrerons ici une nouvelle preuve, s'il en était besoin, de l'erreur qu'il y a à regarder la copule comme un élément essentiel d’une proposition,

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entre l'idéation qui peut, et celle qui ne peut pas par elle-même devenir un objet de pensée, voilà une question à laquelle il ne peut être répondu que par l'étude des relations qui existent entre toutes deux chez l'enfant en voie de développement. Mais, comme nous l'avons vu, quand nous étudions ces relations, nous voyons qu’elles sont évidemment celles d’un passage graduel ou continu de l’une en l’autre, passage si graduel et si continu en fait qu'il est impossible, même au moyen de l'examen le plus attentif, de décider fût-ce très approximativement où commence l'une et où finit l’autre. Je n'ai donc pas à revenir sur ce point. Ayant déjà montré que la condition méme de l'existence de l’idéation conceptuelle (la conscience) se développe d'une façon graduelle chez l'enfant, il est superflu de démontrer plus longuement que le développement de l’idéation conceptuelle, hors de l'idéation préconceptuelle, se fait aussi graduellement. Par lui-même, ce fait suffit déjà à écarter l’assertion de mes adversaires d’après laquelle il y a des preuves que l'idéation réceptuelle diffère en origine et en nature de l’idéation conceptuelle. C'est seulement s'il pouvait être démontré, ou bien que l’idéation réceptuelle de l'enfant diffère en nature de celle de l'animal, ou que l'idéation préconceptuelle de l'enfant diffère en nature de l’idéation réceptuelle antécédente du même enfant, ou bien enfin que cette idéation préconceptuelle diffère de la même manière de l'idéation conceptuelle qui lui fait suite, c'est seulement si l'une ou l'autre de ces alternatives pouvait être démontrée que mes adversaires pourraient justifier leur assertion. Et d'ailleurs, au simple point de vue de la logique, pour établir l’une ou l'autre des deux dernières alternatives, il leur faudrait reconstruire entièrement leur argument. Pour le moment, celui-ci marche sur l'hypothèse

que Aans toutes les phasesde son développement, l'esprit humain

est un de nature, et que nulle part il ne change fondamen-

talement d'un ordre d'existence à un autre. Mais au cas où

quelques adversaires subtils viendraient dire que si j'ai montré

l'impossibilité d'accepter la première des trois alternatives — et

si par conséquent, j'ai établi qu'il n’est pas de différence même

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cependant ignoré la possibilité de l'occurrence d'un miracle

spécial qui, se produisant au cours du développement ultérieur ,

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de tout être lui-même, en régénérerait l'esprit, lui donnerait une nouvelle origine, et le changerait ainsi de nature, si quelque adversaire venait dire ceci, je considère les deux alternatives comme logiquement possibles. Mais, comme nous l'avons maintenant si pleinement vu, l'étude de l'intelligence de l'enfant, tandis que celle-ci passe à travers ses différentes phases de développement, ne fournit pas la moindre preuve en faveur de l'une quelconque de ces alternatives; alors qu'au contraire elle montre clairement que le passage d’un des niveaux d'idéation au suivant est si graduel et si continu qu'il est pratiquement impossible de tirer entre eux une ligne de démarcation véritable. Ceci en soi suffit à écarter l’assertion de mes adversaires, puisque cela montre que celle-ci est non seulement gratuite, mais opposée à toutes les preuves fournies par l'étude des faits. Néanmoins, toujours en nous maintenant sur le terrain de la psychologie seule, il demeure deux considérations générales et importantes d'ordre indépendant ou supplémentaire qui tendent fortement à venir à l'appui de mon argument. Je veux donc les exposer ici.

Il faut considérer tout d'abord que si les progrès hors des phases inférieures de développement mental vers la conscience de soi, constituent sans doute un grand et important fait, il n'est point si grand, ni si important quand on le compare à ce que deviendra plus tard ce développement, et ne suffit point pour nous le faire regarder comme constituant une différence sui generis — ou même peut-être la principale différence — entre l'homme et l'animal. Car si d’une part, nous avons maintenant vu que, étant donnés les éléments de jugement et de prédication tels qu'ils se présentent chez le jeune enfant (ou tels qu'ils ont pu vraisemblablement se présenter chez nos ancêtres semi-humains), la conscience de soi doit nécessairement apparaître : d'autre part, il y a des faits montrant que quand la conscience apparaît, et même quand elle est déjà passablement développée, les facultés de l'esprit humain sont encore dans une condition presque enfantine. C’est ainsi que j'ai remarqué chez mes propres enfants que si avant leur troisième annéeils employaient correttement et d’une façon appropriée les mots : Je, mon, soi, mot même, leurs facultés de raisonnement étaient si maigremenl développées qu'elles l'emportaient à peine sur celles d'un animal

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intelligent. Un exemple suffira. Ma petite fille, à l'âge de quatre ans et demi, c'est-à-dire près de deux ans après qu'elle eut commencé à employer correctement les mots indiquant une conscience de soi véritable, voulut savoir quelle était la chambre qui, à l'étage inférieur, correspondait au salon, dans une maison où elle avait vécu depuis sa naissance. Quand elle me demanda ce renseignement, je l’engageai à chercher à le trouver elle-même. Elle suggéra d’abord la salle de bain qui non seulement était audessus du salon, maïs se trouvait sur l'autre face de la maison ; puis la salle à manger, qui bien qu’à l'étage au-dessous du salon se trouvait aussi sur l’autre côté de la maison, et ainsi de suite, l'enfant n'ayant évidemment pas la faculté de méditer, et résoudre un problème aussi simple que celui qu'elle avait spontanément désiré étudier. De ceci, et de nombreux autres exemples dont j'ai pris note, je conclus que la genèse de la conscience correspond à un niveau relativement inférieur dans l'évolution de l'esprit humain, comme nous pourrions nous y attendre si sa genèse dépend des conditions très intelligibles que je me suis efforcé d'expliquer dans les précédents chapitres. Mais, s’il en est ainsi, ne suit-il pas que, si grande que soit l'importance de la conscience de soi, en tant que condition d'un développement supérieur dans l'idéation, en elle-même ou à son origine, la conscience ne témoigne pas d’un progrès bien sensible sur ces facultés d’idéation préconceptuelie auxquelles elle fait immédiatement suite ? En d'autres termes, il y amoins deraisons encore pour considérer l'avénement de la conscience comme marquant une différence psychologique de nature, qu'il n’y en aurait pour regarder comme tel l’avénement de ces facultés supérieures l'idéation conceptuelle qui, ultérieurement, quoique graduellement, se développent entre la première enfance et la jeunesse. Pourtant nul jusqu'ici n'a osé suggérer l'existence d’une difrérence de nature entre l'intelligence d’un enfant et celle d'un adolescent.

Autrement dit, l'intervalle psychologique entre mon Cébus et mon enfant (alors que le premier étudiait avec succès le principe mécanique de la vis au moyen de ses facultés réceptuelles très développées, tandis que la dernière essaya vainement de résoudre un très simple problème de topographie au moyen deses facuités

conceptuelles encore peu développées) était assurément beaucoup moindre que celui qui, par la suite, sépara l'intelligence de mon enfant de ce qu'elle avait été elle-même à cette phase. C'est pourquoi, pour des raisons purement psychologiques, je conclus qu'il y aurait de meilleures, ou de moins mauvaises,raisons pour prétendre qu'il y a une différence appréciable de nature entre les phases les plus élevées et les moins élevées de l’idéation conceptuelle, qu'il n’y en a pour prétendre qu'une différence de ce genre existe entre l’idéation conceptuelle la plus élémentaire et l'idéation réceptuelle la plus élevée.

« La plus importante de toutes les distinctions en biologie », à sa naissance, réside donc plus dans son potentiel que dans son origine. Assurément, la conscience de soi est la condition de modifications incommensurables dans l'esprit où elle se présente, mais pour devenir telle, elle veut elle-même être conditionnée, il lui faut subir un long développement graduel sous la direction d’une évolution naturelle.

J'en viens maintenant à la seconde considération, et je fais remarquer que, même dans ce cas d'une intelligence consciente pleinement développée, les idéations réceptnelle et préconceptuelle continuent à jouer un rôle important. Ceci revient à dire que, même dans les facultés pleinement développees de l'intelligence humaine, les trois sortes d'idéation que j'ai distinguées sont si constamment et intimement combinées que l'analyse de l'esprit humain adulte corrobore le fait déjà établi par l'analyse de l'esprit de l'enfant, et montre que les différences (qu'il m'a fallu établir pour examiner les affirmations de mes adversaires) sont toutes essentiellement ou intrinséquement artificielles. Je maintiens que l'esprit est partout continu, et si, pour les besoins de l'analyse et de la classification, nous voulons tracer des lignes de démarcation entre les facultés inférieures et les facultés supérieures, je prétends que nous devons faire ceci seulement comme l'évolutioniste classe son espèce végétale ou animale: supérieur ou inférieur implique des différences, non d'origine, mais de développement. Et de même que le naturaliste trouve une confirmation générale de cette opinion dans le fait que les caractères de structure et de fonction passent des formes inférieures aux formes supérieures de la vie, les unissant toutes dans

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Examinons donc brièvement les relations qui existent chez l'esprit humain adulte, entre les facultéstant vantées du jugement conceptuel, et les facultés inférieures non-conceptuelles. Bien que je sois d'accord avec mes adversaires en soutenant que la prédication (au sens strict du mot) dépend de l’introspection, je prétends encore que tout énoncé fait par l'homme adulte n’est ps nécessairement une prédication dans ce sens : nos propositions verbales, en grande majorité, sont faites pour les besoins pratiques de la communication, ou sans que l'esprit s'arrête à contempler les propositions en tant que telles, à la lumière de la conscience de soi. Quand je dis : un nègre est noir, je n’ai pas besoin de penser tout ce formidable ar. aal de faits que M. Mivart prétend que j'affirme (1), et, d'autre part, quand j'exécuteun acte l'introspection consciente, je n'ai pas toujours besoin d'accomplir un acte de prédication mentale. Sans doute, dans beaucoup de tas, ou dans ceux où l’idéation très abstraite entre en jeu, cette indépendance des deux facultés vient de ce que chacune a subi in tel perfectionnement grâce au secours que lui a prêté l’autre, que toutes deux sont maintenant pour ainsi dire en possession l'une grande quantité de matériaux organisés sur lesquels elles peuvent travailler, sans qu'il leur faille, chaque fois qu'elles Sexercent ainsi, constituer à nouveau ces matériaux ab initio. Ahsi, pour prendre un exemple, quand je dis : « la chaleur est mode de mouvement, » je fais emploi de ce qui est pour moi Maintenant un signe purement verbal qui exprime un fait extéfleur ; je n'ai pas besoin d'examiner mes propres idées sur les lermes abstraits dans la relation abstraite que formule la proposilion.

Mais, pour arriver originellement à cesidées, il m'a fallu faire de nombreux et complexes efforts de pensée conceptuelle, sans

) Voir p, 166.

l'existence antérieure desquels il ne me serait pas possible d'employer maintenant, en le comprenant pleinement, ce signe verbal. De la sorte, toutes les prédications de ce genre, si familières et mécaniques qu’elles soient devenues, exigent qu'à quelque moment l'esprit ait examiné les idées qu'elles énoncent. Pareillement, tous les actes similaires d'examen mental, c'est-à-dire tous les actes introspectifs, si superflus qu'ils nous puissent

maintenant paraître quand leur produit connu est employé |

pour de nouveaux actes d'examen mental, ont dù originellement exiger que l'esprit s'arrétât devant eux, et se fit à lui-même un énoncé, une affirmation définie de leur signification (1). Mais, bien que je considère ceci comme étant la véritable explication de l'indépendance apparente de la prédication et de l’introspertion dans tous les cas de pensée très abstraite, je suis fermement convaincu que, dans tous les cas de ces ordres inférieurs d'idéa tion auxquels j'ai fait allusion (réceptuel et préconceptuel), l'indépendance n’est pas seulement apparente mais réelle. Ja déjà prouvé qu'il doit en être ainsi pour les propositions préconceptuelles du jeune enfant, d'autant plus que ces propositions se font alors en l'absence de la conscience, c’est-à-dire de là condition qui est nécessaire pour qu'elles puissent être at moindre degré introspectives. Mais le point à considérer maintenant est que, même chez l'esprit humain adulte, la prédication non-conceptuelle est chose habituelle, et que, dans les cas où l'idéation réceptuelle seule est en jeu, il n'est pa: nécessaire que la prédication de cette catégorie ait jamais été conceptuelle. ar comme le dit fort bien Mill, « on admettra qu'en énonçant la pr position, nous désirons communiquer ce fait physique (h blancheur du sommet du Chimborazo), et que nous ne pensons

pas aux noms, sauf en tant que moyens nécessaires de faire celiE

communication. La signification de la proposition, c'est doit

(4) Jusqu'ici, on le remarquera, le cas de la prédication est exactement analogue à celui de la dénomination auquel il a été fait allusion dans la note de la page *" De même que les instincts peuvent naître par voie de «lapsus intellectuel », de mèmt

les noms originellement conceptuels peuvent s'user par l'emploi fréquent et, pouf ainsi dire, rétrograder dans l'ordre d'idéation préconceptuel, Que l'on obsentt toutefois que les paragraphes qui suivent dans le texte ont trait à un pra entièrement différent d'après lequel il peut y avoir des propositions Cauet conceptuelles par leur forme qui n'ont toutefois jamais dù être conceptuelles par l pensée.

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S'il est donc vrai, que même dans l'affirmation ordinaire, nous

Dpouvons ne pas avoir besoin de prendre ure connaissance con-

ceptuelle du fait affirmé — n'ayant affaire qu'à l'apposition de noms immédiatement suggérés par l'association — l’idéation dont s'agit se rapproche si étroitement de celle qui s'exprime aux niveaux inférieurs de la faculté de faire des signes, que, même dans ke cas où les anneaux ne seraient point fournis par l'enfant en voie de développement, nul ne pourrait, pour des raisons psychologiques seules, invoquer l'existence d’une différence de nature d'un niveau à l’autre. Le but des signes est essentieilement la communication, et, d'après notre étude des animaux hférieurs, nous savons que la communication a d'abord trait uniquement aux récepts, tandis que, par notre étude de l'enfant en voie de développement, nous savons que ce sont les signes employés dans la communication des récepts qui les premiers tonduisent à la formation de concepts.

D Les concepts sont en effet tout d'abord des récepts nommés tonus comme tels, et nous avons vu dans des chapitres antéteurs que cette sorte de connaissance (des noms en tant que noms) est rendue possible par l'introspection qui à son tour est alleinte par le fait que le moi est reconnu comme agent. Mais, même après que la faculté d'introspection conceptuelle a été peinement atteinte, son intervention n'est point toujours nécesire pour la communication de connaissances purement récephelles, et il suit que toute proposition n'a pas besoin d'être htrospectivement contemplée comme telle avant de pouvoir ire établie. Étant donnée la faculté de nomination dénotative lun côté, et de l'autre la faculté de nomination connotative Mème au degré le moins élevé, toutes les conditions nécessaires la formation d'énoncés non-conceptuels sont fournies, et ces “oncés ne diffèrent des propositions véritables qu'en ce qu'ils N deviennent point eux-mêmes des objets de pensée. Et la seule iiférence qui exisie entre un pareil énoncé, quand il est fait par ln Jeune enfant, et le même énoncé quand il sort de la bouche

1) Logic, t, 1, p. 108.

d'un adulte, consiste en ce que, dans le premier cas, il n'est È

pas même virtuellement apte à devenir en lui-même un objet de pensée.

J'ai fini d'examiner la position psychologique de mes adversaires. Comme résultat, je prétends avoir montré que, de quelque façon que nous considérions la faculté distinctivement humaine de la prédication conceptuelle, elle n’est certainement autre chose qu'un développement particuiier de cette faculté de communication réceptuelle dont les échelons peuvent être suivis à travers l’:..imal jusqu'au niveau qu'ils atteignen: chez l'enfant durant ia première partie de la seconde année; après qüoi elle se perfectionne, sans interruption, au cours de la vie réceptuelle plus élevée encore de l'enfant, jusqu’à ce que, par un développement ultérieur non moi s imperceptible, elle se transforme en la vie qui commence à devenir conceptuelle, laquelle toutefois n’est pas même à ce moment à beaucoup près aussi distante de l'intelligence des animaux inférieurs qu'elle l’est des phases qu’au ‘cours de sa propre évolution ultérieure elle atteindra nécessairement.

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