‹ L'évolution mentale chez les animauxChapitre 38 sur 65 · LP Q , . Ê · texte numérisé non relu

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4 est maintenant, depuis plusieurs années, un oiseau relative-

mentitrès sauvage; il se lève silencieusement, en général, et | : s'envole relativement loin, excité, ce me semble, par la peur hé- LE réditaire plus grande de l'homme (1). » r Mais la force ou influence de l'hérédité dans le domaine de j] p l'instinct (qu’il soit primaire ou secondaire)se manifeste peut-être BF ; le plus nettement dans les cffets du croisement. A la vérité, il H n’est pas aisé d'obtenir ce genre de preuves dans le cas d'espèces WP 7, sauvages, parce qu'à l’état de nature les formes hybrides sont : pr rares. Mais quand une espèce sauvage est croisée avec une espèce D tie domestique, il arrive généralement que la progéniture hybride est Es un composite au point de vue psychologique. La preuve de celte 4 L sorte de fusion est plus nette encore quand on croise deux races dan différentes d'animaux domestiqués, présentant des habitudes hé- KE: réditaires différentes, ou, comme les appelle M. Darwin, des E° tend « instincts domestiques » différents. Ainsi, un croisement entre K: p.19 un seller et un pointer fusionnera les mouvements et habitudes de E4 tique

chasse propres à chacune des races croisées ensemble. La célèbre E£ M xx meute de levriers de lord Alford acquit beaucoup de courage

n grâce à un unique croisement avec un bouledogue (2); et un ne croisement, même reculé, avec un basset, « donne à l’épagneul là E 4 donne tendance à chasser le lièvre (3) ». à j'ai vu

Knight dit encore à ce sujet : « J’ai vu, une fois, un très jeune à l'éga chien, bâtard d'épagneul sautant et de setter, qui, en croisant h l'Hima piste d’une perdrix, la suivit aussitôt avec précaution, comme} 4 Powis l'eût fait son père, el la leva silencieusement; mais le mêmk d'origi chien, quelques heures après, rencontrant une bécasse, se mil ik 4 plus s: donner de la voix, comme l’eût fait sa mère. Mais des animaui} 4 accrois croisés de ce genre sont tout à fait dépourvus de valeur, et les er£ Æto soi périences et observations faites par moi à leur sujet ne sont ni tèf &ct oil

nombreuses ni très intéressantes. » ACanaris Darwin écrit sur ce sujet : « Ces instincts domestiques, lors qu'ils sont ainsi soumis à l'épreuve par le croisement, ressembler aux instincts naturels qui se fusionnent pareillement ensembl! 4 pendant longtemps on retrouve des vestiges de chacun des pi rents : par exemple, Le Roy décrit un chién dont l’arrière-grant 4 père était un loup : ce chien ne laissait voir qu’un seul signe d son ancêtre sauvage : il ne venait pas en ligne droite vers st :

(1) Or»

(1) Phil, Trans., 1837, p. 369, (2) Yonatt, On Dog, p. 311, (

3) Blaine, Rural Sports, p, 863, cité par Darwin, 53

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maître lorsque celui-ci l’appelait (1). » Quelques autres remarques sur ce sujet se trouveront dans l’Æssai de M. Darwin, relatif à l'instinct, qui se trouve à l’Appendice. Je terminerai ce chapitre par quelques citations prises dans une autre partie de ses manuscrits :

«Au chapitre vii, j'ai cité quelques faits montrant que lorsque les races ou espèces sont croisées, il y a une tendance, chez le produit résultant du croisement, à revenir, par suite de causes entièrement inconnues, aux caractères ancestraux, Il m’est venu le soupçon que l’on trouve parfois chez les animaux d’origine croisée une légère tendance vers la sauvageric originelle, M. Garnett, dans une lettre qu'il m'adresse, me dit que ses hybrides de canard musqué et canard commun «manifestaient une singulière tendance à devenir sauvages. » Waterton (Zssays on nat. history, p.197) dit que chez ses canards, croisés de sauvage et domestique, « il y avait une méfiance tout à fait remarquable ». M. Hewitt, qui a élevé plus d’hybrides de faisan et poule que n'importe qui, me parle dans ses lettres, dans les termes les plus nets, de leurs dispositions à être sauvages et méchants, et à donner de la peine; il en a été de même pour quelques-uns que

4 j'ai vus. Le capitaine Hutton me fit à peu près la même remarque 1 à l'égard des produits nés du croisement de chèvres sauvages de 4 l'Himalaya et du même animal domestique. Le gérant de lord

Powis, sans que je le lui aie demandé, m'a dit que les animaux

4 d'origine croisée (laureau indien et vache commune) «étaient Aplus sauvages que ceux de race pure ». Je ne pense pas que cet &accroissement de sauvagerie soit invariable ; il ne semble pas que

tel soit le cas, d’après M. Eyton, pour les hybrides d’oie de Chine Act d'oie commune, ni, d’après M. Brent, pour les hybrides entre canaris. »

(1) Origine des espèces.

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