‹ L'évolution mentale chez les animauxChapitre 57 sur 65 · ÉMOTIONS DES ANIMAUX. — RÉSUMÉ DES FACULTÉS INTELLECTUELLES · texte numérisé non relu

ÉMOTIONS DES ANIMAUX. — RÉSUMÉ DES FACULTÉS INTELLECTUELLES

En se reportant au diagramme (voir le Frontispice), on remarquera que les émotions que j'attribue aux animaux sont les snivantes, que j'énumère selon l'ordre probable de leur développement historique : surprise, peur, affection sexuelle, affection des parents, sentiments sociaux, instinct batailleur, industrie, curiosité, jalousie, colère, jeu, affection, sympathie, émulation, vanité, ressentiment, amour de la parure, terreur, chagrin, haine, cruauté, bienveillance, vengeance, rage, honte, remords, tromperie, ridicule. Cette liste, qui ne contient pas la mention de beaucoup d’émotions humaines, renferme toutes les émotions dont j'ai rencontré la preuve dans la psychologie des animaux. Avant de rapporter en détail ces preuves, ii ne sera peut-être pas superflu d’insister à nouveau sur le fait que, pour attribuer telle ou telle émotion à tel ou tel animal, nous ne pouvons nous baser que sur une induction tirée de ses agtes, et que cette induction devient nécessairement de moins en moins valide à mesure que nous examinons des organismes de plus en plus différents du nôtre, de telle sort: par exemple, « lorsque nous arrivons à des animaux au placés que des insectes, tout ee que nous pouvons affirmer avec certitude, c’est que les faits connus de la psychologie humaine fournissent les meilleurs modèles possible des faits probables de la psychologie des insectes (L) ». Cependant, comme les faits connus de la psychologie humainc fournissent les meilleurs modèles que l’on puisse obtenir, il nous faut ici, en traitamt des facultés émotionnelles, suivre la môêmt méthode qui a été suivie à l'égard des facultés intellectmelles, c'est-à-dire que, tout en appréciant à sa juste valeur l’affaiblissement de l’analogie existant entre la psychologie de l'homme cl celle de la bète, à mesure que nous descendons l'échelle animale, nous devons utiliser cette analogie, tant qu'elle existe, puisqu'elle (1) Intelligence des aninaux, chap. 1° ; s'y reporter pour une discussion plus complète de ce point,

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(1) Voir Preyer, loc. cit (2) On verra, en sere n se reportant au chapit i Î ER rt apitre dont il s’a CE. sa de celui de M nt EL he à dividu de la chaîne de i te M es chenilles, la c Ï , t, comrne un seul organisme, D'autre part, M en LOS LE pr M. ue la nouvelle

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