‹ L'évolution mentale chez les animauxChapitre 61 sur 65 · IX · texte numérisé non relu

IX

ques. On connait d'une façon mysont positivement taine demilles de rations consécun inquiète. Je ne étaillé donné par e tendance hérédiun endroit situé hef de la famille; it d'eux-mêmes à ance héréditaire, e que le propriéle récit donné par epuis une époque une partie de cc us les auteurs (3) d'avril, les moux à observer, un ‘inquiétude qu'ils esoin, servir d’alr toute leur vigiine vérité connue » Il s'est présenté t ont accompli le oient détruits par s soient des indi-

art. IT, p. 282) est rant la migration, montre que les oitrrivent en général du Nord. A l'égard

tés par Youatt, On

er, p. 38-54). Dans tation d'une lettre orlée. Youatt (On des récits analore dans les Alpes, mps, le bétail est b avec lui : il sait s régions élevées

gènes du pays, et il est certain que, depuis une époque relativement récente, le cercle de leurs migrations s'est considérablement étendu ; si tel est le cas, on peut à peine douter, ce me semble, que cet « instinct naturel », comme l'appelle un auteur, poussant à émigrer, à une époque déterminée, dans une direction également déterminée, n'ait été acquis pendant la domestication et qu'il ne ivrose, sans doute, sur le désir passionné de retourner au lieu de naissance, désir qui, nous l'avons vu existe chez plusieurs races de moutors. Le cas tout entier me semble parallèle à celui de la migration des animaux sauvages.

Examinons, maintenant, de quelle façon ont pu débuter les migrations les plus remarquables, Prenons le cas d’un oiseau qui est poussé chaque année, par le froid ou l'absence de nourriture, à voyager lentement vers le nord, ainsi que cela se passe pour quelques oiseaux ; avec le temps, il est permis de supposer que ce voyage obligatoire devient une passion instinctive, ainsi que cela se passe pour les moutons d'Espagne, Pendant le cours des époques, supposons que les vallées deviennent des esluaires, puis des bras de mer de plus en plus larges ; je puis encore admettre que l'impulsion qui pousse l’oie immobilisée à se traîner vers le nord, conduirait notre oiseau au-dessus de mers dépourvues de points de repère et que, à l'aide de la faculté inconnue, grâce à laquelle beau- Coup d'animaux (et d'hommes sauvages) peuvent se maintenir dans une direction donnée, il traverserait la mer qui recouvre maintenant le chemin submergé par où il passait dans son voyage autrefois terrestre (1).

(1) Je ne suppose pas que la ligne de migration des oiseaux indique toujours une ligne de terre autrefois continue. Il est possible qu’un oiseau accidentellement poussé sur une terre ou une île distante, après y être resté quelque temps et s’y être reproduit, puisse être poussé par son instinct inné à s’envoier, puis à y retourner lors de l’époque de la reproduction. Mais je ne connais pas de fait de nature à donner appui à cette idée, et j'ai été très frappé, à propos des Îles océaniques, situées à une distance non excessive du continent, mais que, pour des raisons qui seront données dans un chapitre ultérieur, je ne crois pas avoir jamais été réunies au continent, par le fait qu’elles ont très rarement des oiseaux migratours, M. E.-V. Harcourt, qui a écrit sur les oiseaux de Madère, m’apprend qu Il n°y en a pas dans cette île, et il en est de même, d'après ce que nous dit M. Carew Hunt, pour les Açores, bien qu’il pense que la caille, peut-être, qui émigre d’île en île, peut quitter parfois l’Archipel. (Au crayon, est ajoutée la mention : Canaries, pas. G.-J. R.)

Dans les Îles Falkland, autant que je le puis voir, aucun oiseau de terre n’est migrateur, D’après les renseignements que j'ai demandés, il n’y aurait pas d’oiseau ruigrateur à Maurice ni à Bourbon. Colenso affirme (Tasmanian Journal, vol, II, p. 227) qu’un coucou (C. lucidus) est migrateur, et demeure trois ou quatre mois seulement dans la Nouvelle-Zélande; mais cette île est si grande qu’il peut aisément émigrer vers le sud et y demeurer sans qu’on en sache rien dans le nord, Füroe, à environ 180 milles du nord de l'Écosse, a plusieurs oiseaux migrateurs. (Graber, Tagebuch, 1830, p. 205.) L'Islande semble constituer l’ex-

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