Madame Gervaisais, p
à parler du « précipttement des damnés qui roulaient à l'enfer, » à montrer des femmes « farouchement songeuses, » des sculptures « vagueuses » et à faire respirer un air « agatisé par tous les reflets des porphyres et des jaspes. »
Et ce « préctpitement » a le raccourci d'une chute ; cet a agatisé » fait miroiter dans l'atmosphère bleue le chaud soleil de la Ville éternelle ; ce long adverbe « farouchement » donne l'attitude paresseuse et les yeux torpides d'une bête accroupie, comme ce seul mot « vagueuses » plisse le marbre à l'infini, lui communique la torsion caressante du flot. Dans sa conversation, M. Edmond de Goncourt a de ces trouvailles d'expressions. Il les chercheune minute, hésitant, puisles lance avec un geste de peintre content de sa dernière touche.
Et c'est bien une touche de peintre que celle-ci : « Ils montaient la chaussée Clignancourt, et avec ce flot des Parisiens de faubourg se pressant à aller boire un peu d'air, ils marchaient vers ce grand morceau de ciel se levant tout droit des pavés, au haut de la montée entre les deux lignes des maisons, et tout vide quand un omnibus n'en débouchait pas ^ » De même que la moitié de vache rousse, entrevue plus haut, ce fragment de bleu révèle une vision spéciale de dessinateur et de coloriste. Les arts du dessin ne s'occupent que de la sensation de l'œil. Jamais un peintre ne réclame plus d'un morceau de ciel ou d'une moitié de vache, si ce morceau de ciel et cette moitié de vache suffisent à l'effet voulu. La devination de l'esprit n'e^^t d'aucune utilité.
Des ateliers, les deux frères ont rapporté, outre ces habitudes de voir et de faire, une foule d'expressions locales. Pour peindre des Romaines dans une attitude