Edmond de Goncourt, Préface des Frères Zemganno
Dans la vallée en fleurs, pas de lointains sentiers Où l'on ne puisse voir Tempreinte de mes pieds.
Jusqu'aux derniers taillis, j'ai couru tes forêts^
Provence, et foulé tes lieux les plus secrets.
Mes lèvres nommeraient chacune de tes pierres.
Chacun de tes buissons perdus dans les clairières.
J'ai joué si longtemps sur tes coteaux fleuris
Que brins d'herbe et graviers me sont de vieux amis.
Terre qu'un ciel d'azur et l'olivier d'Attique Font sœur de l'Italie et de la Grèce antique, Plages que vient bercer le murmure des flots, Campagnes où le pin pleure sur les coteaux, région d'amour, de parfum, de lumière, H me serait bien doux de t'appeler ma mère !
N'est-on pas tenté d'attribuer ces beaux vers à un Brizeux provençal? -^