MARIE-DES-AN6ES
Harné I non, tu n*iras pas, putain I
Elle empoigne le merlin et assomme la Gla d'an coap.
Peut-être est-ce le dernier mot, retranché par la vieille prude Censure (à laquelle je souhaite, entre parenthèses, un bon coup de merlin, ) qui a fait classer par M. Sarcey la Glu au nombre des pièces « naturalistes ». Dans ce cas, je comprends le cri de M. Zola : « Je suis un
aperçoit chez ces êtres qui se laissent vivre et qui ne se fardent pas pour un public, toujours sous-entendu dans l'ancien répertoire, les fatalités du milieu compliquées des fatalités héréditaires. Quelques types de domestiques, moins complets que dans le roman, mais marqués de caractères distincts et personnels, suffisent pour faire entrevoir les dessous malpropres et les compromissions de la vie bourgeoise. Eclairé aussi d'un jour nouveau, le discours sentimental du bellâtre qui n'a que des désirs de chair et des hypocrisies de m^e en rut. Mais je ne puis malheureusement écrire ici l'étude que Pot- Bouille mériterait. Le détail exact a été très poussé dans le style comme dans le décor. En voyant surtout dans M. Zola un romancier, j'avais raison de faire mes réserves. Le théâtre est entamé par l'école nouvelle ; l'auteur de Pot-Bouille nous doit un Uernani,
homme de paix, mais il me prend des besoins farouches d'étrangler les gens qui disent devant moi : Ah ! oui, le naturalisme, les mots crus I * » Peut-être, la physiologie amoureuse du second tableau, les très lascifs attouchements de Marie-Pierre et de la Glu ont-ils motivé à eux seuls Tillusion de Téminent critique.
Il n*a pas compris combien Tobstination fatale de la Glu se conçoit peu après le cynique : « Mais tirez donc I » du IV® acte ; combien vieillote, mélodramatique, anti-réelle, est la rencontre de Fernande et de Gézambre à ce point précis de côte bretonne ; comme les tirades du docteur sentent leur Bouchardy et comme le rôle cruellement noirci de la courtisane sent son Barrière. Il n'a pas vu que cette Bretagne était en carton pâte et ces Bretons en bois, que la fête des sardinières, mal amenée, traînait des costumes de clinquant dans des décors d'opéra-comique et ne servait qu'à ralentir l'action. Et le style I Où diable M. Hîchepin a-t-ii entendu une paysanne parler de « l'œil des saints anges qui nous regardent de là-haut par le trou des étoiles 1 »
M. Jean Richepin est brutal ; il frappe fort, mais il frappe à faux.
' i» Le Roman expérimental. Lettre à la jeunesse, p. 91 «