‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 102 sur 538 · Hution, Hizt univ, voy., vol. XXVIII · texte numérisé non relu

Hution, Hizt univ, voy., vol. XXVIII

der ses sujets ^ Il a un harem de 333 femmes, nombre cabalistique, qui doit toujours être maintenu au complet ^ Ses soeurs, personnes importantes, car Théréditéest collatérale, peuvent épouser qui bon leur semble, même un inférieur, mais leurs maris sont leurs esclaves et doivent se suicider s'ils deviennent veufs \ Enfin quiconque tombe dans la disgrâce du roi n'a d'autre refuge honorable que la mort. Dans l'opinion publique, après un tel malheur, il ne reste plus qu'à se tuer*.

Quand, pouf la première fois, on lit des relations de ce genre, on est tenté de les taxer d'exagération, mais l'incrédulité ne saurait tenir devant la masse de témoignages venant de tous les points du globe et forçant la conviction. II est donc sûr que l'abus prolongé du régime monarchique produit une sorte d'avilissante folie, dont sont atteints simuUanément le maître et le troupeau de ses sujets. J'aurai à citer bien d'aulres faits du même genre.

Pour le moment et en restant dans la zone servile de l'Afrique, on n'a que l'embarras du choix. Ainsi, à l'extrémité opposée, orientale, de l'Afrique moyenne, nous trouvons, dans la vallée du Haut-Nil, les rois Niam-Niam, qui s'amusent quelquefois à jeter en passant une corde, un lacet, autour du cou de l'un quelconque de leurs sujets, puis à le décapiter séance tenante, uniquement pour faire acte d'autorité, montrer à la plèbe qu'elle est, à leurs yeux, comme un sorte de bétail ^. Dans la même région, le popu-^ leux royaume des Monbouttous obéit à un monarque absolu, honoré d'un fétichique respect. Personne ne peut toucher aux objets qu'il a maniés, fût-ce une seule fois. Une mort

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