‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 104 sur 538 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

88 LÊVOLUTION POLITIQUE.

jour trois ou quatre concubines, et il y en avait qui étaient ses sœurs S plus efficacement encore en faisant cadeau, de temps à autre, à tel ou tel de ses grands de lots d'une centaine de femmes, que le donataire n'avait pas le droit de refuser*. Placidement, il fit essayer sur un homme de son palais un fusil dont Speke lui avait fait présent \ L'un de ses amusements consistait à ordonner des battues, dans lesquelles les hommes de sa suite devaient attaquer sans armes tous les animaux sauvages, même réléphanl\ Ceux de ses guerriers qui revenaient vaincus d'une expédition étaient impitoyablement mis à mort ou tout au moins subissaient la phallolomie^ Il accordait à certains de ses grands, à titre de privilège honorifique, le droit de s'emparer de tous les enfants à leur gré pour les réduire en esclavage. Une couronne de feuilles de vigne, portée par les privilégiés, était le signe du pouvoir régalien dont ils étaient investis® par délégation. Durant les audiences roy«ales, toute faute contre l'étiquette était punie de mort immédiate, surtout celle que l'on commettait en découvrant une partie quelconque de son corps \ C'était simple caprice et nullement souci de la décence, puisque, durant l'audience, des jeunes femmes nues, appartenant au palais, circulaient dans l'assistance pour offrir et verser du vin de palmes *.

II va de soi que, conformément au cérémonial africain, on n'approchait du trône de ce petit Néron qu'en rampant dans la poussière et en poussant des sortes d'aboiements

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