‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 105 sur 538 · Spckc, loc. cil · texte numérisé non relu

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joyeux ^ Dans l'Ouganda, il n'est plus question de conseils délibéranti^. Le maître n'a au-dessous de lui que des fonctionnaires : gouverneur de la capitale, commandants militaires, chefs de village, etc. * : l'Etat c'est lui. — C'est presque identiquement le régime que nous avons observé dans rAfrique occidentale, si éloignée de l'Ouganda. Si nous explorons maintenant le reste de la zone servile africaine, nous ne trouverons aussi que des différences de détail, des nuances, dans le plus monotone et le plus abject asservissement.

En dépit de l'énorme distance, qui sépare la Guinée de la région des Gi^nds Lacs et du Ilaut-Nil, le régime politique y est identique et c'est à peu près celui de tous les pays intermédiaires. En effet, dans le Soudan et la vallée du Niger, dans cette vaste région où le sang des Arabes et surtout celui des Berbères se sont largement mêlés à celui des nègres, nous rencontrons chez les Yolofis, les Foulahs, les Mandingues, les Bambaras, etc., un grand nombre de petites monarchies despotiques, le plus souvent nominalement converties à l'islamisme. Dans toutes, le pouvoir du petit monarque est absolu; partout il y a des esclaves en nombre énorme; partout aussi il existe une sorte d'aristocratie. A Kiama, les inférieurs saluent un supérieur en se jetant aplat ventre; les femmes s'agenouillentseulement, puis s'inclinent en s'appuyant sur les coudes ^ A Katounga, quand on obtient une audience du sultan, il faut d'abord s'éloigner un peu de lui et se salir la tète avec de la poussière, puis se traîner vers le roi en se frottant la tête par terre, baiser le sol sur lequel le maître a daigné s'asseoir, y appliquer dévotieusement la face; enfin quand on a le visage et la poitrine

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