‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 106 sur 538 · Clappcrton» Second Voyage^ lia · texte numérisé non relu

Clappcrton» Second Voyage^ lia

nu L'ÉVOLUTION POLITIQUE.

convenablement souillés, on est admis à s'asseoir près du monarque et à prendre pari à la conversation *. — A Katounga encore les courtisans , les cabocirs, se jettent aussi à plat ventre et rivalisent à qui aura le plus de poussière sur le corps. Des eunuques, des femmes enlourent le monarque et Tune de celles-ci recueille respectueusemcnl ses crachais dans une petite gourde délicatement sculptée '.

— A Kiama, le roitelet Yarro galopait au milieu d'une escorte de cavaliers, en faisant faire des courbettes à son cheval. Immédiatement auprès de lui gambadaient, comme autant de Dianes chasseresses, six charmantes jeunes filles portant les javelots de leur maître. Elles avaient pour tout vêtement une bande de toile autour de la tête et un cordon de verroteries autour de la taille'. — Dans le Bondou, tuer un lion est un acte délictueux; quiconque s'en rend coupable est amené devant le chef et doit en obtenir son pardon, car « il a ôlé la vie àun souverain* >.

— Chez les Bambaras, à la mort d'un chef, son successeur s'approprie les plus jolies femmes de son harem; puis, après les avoir dépouillées de leurs bijoux, il vend les plus vieilles à la criée. Toujours elles trouvent preneur: succéder à un roi est quand même un honneur fort recherché^ — Dans le royaume de Barsalli, chez les Yoloffs, se coucher sous une moustiquaire, c'est usurper un privilège royal et l'on en est puni par l'esclavage °. — Chez lesTimanis, Laing a assisté à despalavers tenus en présence du chef; mais ce n'étaient plus que des simulacres de délibérations; l'orateur regardait toujours le roi et tâchait de deviner sa pensée pour y

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