‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 107 sur 538 · llist. unie. voy. y vol. XXII · texte numérisé non relu

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conformer son discours (HisL univ. voy.j vol. XXVIII, 14). — Dans toutes ces petites monarchies africaines, le pouvoir se transmet héréditairement, de père en fils, là où domine rinfluence du mahométisme ; en ligne collatérale ailleurs, partout ou la filiation maternelle est plus ou moins en vigueur.

Les ressources pécuniaires de ces souverains, en dehors de celles que peut facilement leur procurer l'exercice de leur bon plaisir, se composent de droits de transit prélevés sur les hommes et les marchandises, de dimes, d'amendes judiciaires, d'offrandes volontaires. A Kano, le gouverneur loue les houtiqnes aux marchands ^;àSackatou, il prélève les deux tiers des dattes et autres fruits; chaque objet teint est passible d'un droit,etc.; enfin le sultan hérite de ses gouverneurs*. — Chez les Bambaras, le roi a droit à la moitié du butin guerrier. Il perçoit des tributs sur les peuples voisins, soumis par la force. Les caravanes lui paient exactement la dîme de leurs marchandises; il touche sur les produits des corporations et classes industrielles des impôts en nature, savoir des houes, des selles, des chaussures. Restent enfin les tailles arbitraires, les confiscations et les amendes. Aucun frein légal ne vient jamais entraver le bon plaisir du despote. Il lui est donc loisible de pousser ses exactions jusqu'à l'extrême limite de la tolérance de son peuple : il est le maître. Dans nombre d'Etats, surtout chez les Bambaras, le monarque, lors de son avènement, choisit sa résidence, sa capitale, à son gré, en s'inspirant uniquement de son intérêt personnel et de ses convenances.

Tout à fait à l'orient de l'Afrique, nous trouvons dans la grande lie de Madagascar, mi-partie malaise et africaine, la monarphie despotique des Hovas, mais greffée sur une sorte

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