‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 110 sur 538 · Raffenel, Voy. au pays des Mègres, I · texte numérisé non relu

Raffenel, Voy. au pays des Mègres, I

et que nos tètes t'appartiennent ; la seconde, que tu dois nous traiter comme ton père nous a traités; la troisième, que tu dois faire respecter les lois et protéger la nation contre ses ennemis; la quatrième, qu'il te faut gagner la faveur que tu reçois, en te signalant dans une expédition guerrière *. » Il est probable que l'origine de cette cérémonie, aujourd'hui de pure forme, remonte à une lointaine époque où le chef était encore élu par ses pairs. Elle n'est plus maintenant que la consécration du pouvoir absolu et du pillage guerrier. Remarquons, en passant, les castes étagées des fiambaras. Elles constituent une hiérarchie aristocratique bien constituée, dont les degrés ne sont basés ni sur Ja richesse, ni sur le bon plaisir du monarque absolu, mais sur le mérite, l'utilité de la profession. Les deux premières castes des Bambaras sont en effet industrielles et la troisième, celle des griots^ est grossièrement artistique.

Les mêmes distinctions de classe ou à peu près se retrouvent chez les Mandingues. Mais aux catégories sociales précédentes on en ajoute une quatrième, théologique celle-là, celle des professeurs de Coran, ^ dont la création ne saurait être bien ancienne. L'origine des autres remonte sûrement au régime oublié de la tribu républicaine et elle témoigne nettement de son existence antérieure.

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