‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 111 sur 538 · Laing, HUl, univ. voy.j t. XXVIII · texte numérisé non relu

Laing, HUl, univ. voy.j t. XXVIII

politique n'est nullement propre au continent noir. On en peut retrouver de nombreux spécimens dans toutes les races et notamment dans les races mongoles et mongoloïdes, que nous avons maintenant à interroger. Ce grossier système politique existe ou a existé dans la Tartarie, dans l'Asie centrale, à Khiva, Boccara ; dans le Thibet lamaïque où il a pris la forme théocratique ; dans rindo*Chine, Tarchipel malais et les îles qui s'y rattachent. — En pai'tie pour m'épargner des redites, en partie parce que la place me manquerait, je ne ferai à travers tous ces peuples, disséminés sur un énorme espace, qu'une course rapide. Pour Tétude d'ensemble, que j'entreprends ici, il me suffit en effet de signaler les traits caractéristiques, sans m'attarder à de trop minutieux détails.

La masse de tous ces peuples de race mongoliqne ou mongoloïde vit sous le régime de la petite monarchie absolue, mais chez eux aussi un bon nombre de survivances attestent l'existence antérieure du clan et de la tribu égalilaires. La gradation est visible encore. Chez les Turcomans du Khorassan, il n'existe d'autre tyrannie qu'une tyrannie invisible et instinctivement subie, dans toutes les races peu développées, celle de la coutume, du deft, de l'usage, de la tradition. Mais cotte tradition est encore républicaine; personne ne songe à dominer ses voisins. Les clans ont -leurs agents principaux, leurs aksakal, sorte de gérants, payés pour leurs peines et entourés de considération tant qu'ils n'affichent pas de prétentions exorbitantes^ . Chaque clan nomade, comptant de 30 à 100 familles, a sa c barbe blanche i>, sorte d'arbitre des petits différends, de juge de paix, mais point de nobles ni de princes. Quiconque essaierait de le devenir serait détruit '• Personne ne songe

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