La Pérouse, Hist. univ. voy., vol. XII
4. D. Rollin, Ilist, univ. voij., vol. XIII, 200. Letourxeau. — L'Évolution poliiique.
période égalitaire et leur organisation politique est celle de la petite monarchie despotique avec son accompagnement ordinaire de castes nobiliaires et d'esclavage. Leur existence erranle ne les empêche pas d'avoir des royaumes à frontières déterminées, d'où l'individu ne peut facilement sortira La population de ces royaumes se divise en quatre classes héréditaires : les princes, les nobles, le clergé lamaîque et le commun peuple, composé d'hommes libres ne payant pas de taxes et n'étant pas astreints au service militaire ^ A ces quatre classes, il en faut ajouter une cinquième, celle des esclaves. Les familles nobles, parentes des souverains, sont propriétaires du soP et ont, sur leurs esclaves, droit de vie et de mort. Le maître tue d'abord l'esclave et c'est seulement après l'homicide qu'un tribunal se prononce sur sa légitimité. Mais les mœurs valent mieux que les lois et l'esclavage tartare est en réalité assez doux. Maîtres et esclaves vivent sous la même tente, s'asseoient côte à côte, fument dans la même pipe. Les esclaves gardent les troupeaux; mais il leur est permis d'en posséder une partie *. La caste princière, subdivisée en six degrés, se targue de descendre de Tchinghiz- Khan et la filiation y est paternelle. Les titres se transmettent du père au fils aîné légitime et à son défaut à un fils naturel ou au plus proche parent mâle. Les enfants puînés sont seulement considérés comme membres de la noblesse ^ Les princes tartares prélèvent sur leurs sujets des redevances en bétail mais tarifées de telle sorte qu'elles pèsent presque uniquement sur les moins riches. L'impôt s'acquitte en moutons. Le propriétaire de cinq bœufs et celui de vingt