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.">. Préjévalsky, MongoUa, I, 86.
moutons en doivent un au prince; le propriétaire de quarante moutons ou au-dessus, quel qu'en soit le nombre, n'en paye que deux^ Mais, dans les grandes occasions, quand le prince va faire acte de vassalité à Pékin, y offrir à l'empereur de la Chine des chevaux, des chameaux et en recevoir des vêtements de soie, des toques richement ornées de plumes, des objets en argent ; quand il marie ses enfants ; quand on lève le camp, des taxes spéciales, des tailles, sont prélevées^.
Les anciennes mœurs se sont d'ailleurs atténuées depuis que la Mongolie est vassale de la Chine, c'est-à-dire depuis la fin du xv' siècle. Aujourd'hui les princes tartares ne sont plus indépendants que pour les affaires locales; les autres sont réglées par le Foreign-Office de Pékin et la Mongolie n'est plus guère qu'une grande colonie militaire au service de l'Empire du milieu et divisée pour cela en bannières, régiments, escadrons. Tous les trois ou quatre ans, les princes mongols doivent faire acte de présence et de vassalité à la cour de Pékin ^, qui de temps en temps les marie à des princesses impériales, parfois leur adjoint des gouverneurs^ Aussi l'un des deux gouverneurs d'Urga est un Mandchou envoyé de Pékin^ Par les soins du gouvernement chinois, les traditions et coutumes mongoles ont été recueillies et fondues en un code, auquel les princes tartares doivent conformer leur administration \ Enfin, à côté de cette organisation civile, il existe en Mongolie toute une organisation spirituelle, représentée par de nombreux lamas exempts d'impôts et de service militaire et ayant leurs cardinaux, leurs koutouktous, par exemple, celui d'Urga, com-