‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 127 sur 538 · Ibid · texte numérisé non relu

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primitives ; ils s'étaient même donné pour mission de les conquérir pour les civiliser et les convertir.

Avec moins de brutalité, une réglementation mieux fixée et plus humaine, l'organisation politique de l'empire péruvien rappelle beaucoup celle de la tribu monarchique. Comme le petit souverain des Natchez, Tlnca était un personnage divin. Fils du soleil, il ne devait pas, si grand que fut son pouvoir, regarder trop longtemps son père céleste ; c'eût été lui manquer de respect ^ Il avait une femme principale, une femme-chef, la coya^ qui était en même temps sa sœur, et c'était le fils, le fils aîné, de cette femme d'élection qui succédait à son père. Ce mode de succession en ligne directe, masculine, avec primogéniture, indique un étal avancé de l'évolution familiale, aussi était-il en usage seulement dans la famille des Incas. Pour le reste de la nation, l'héritage suivait encore la ligne collatérale, comme il arrive partout où domine le régime de la famille maternelle'. Mais dans aucune monarchie barbare, le souverain ne s'astreint à la monogamie. Aussi, à côté de la femme-chef, l'inca possédait une troupe de concubines, de « petites femmes >, comme disent les Chinois. Au Pérou, l'on n'avait aucun scrupule relativement à l'inceste; pour toute la population le mariage était endogamique, aussi beaucoup de ces concubines étaientelles parentes du roi^. Mais, pour les Incas, cette polygamie n'avait pas seulement un but sensuel; elle leur servait à multiplier, de parti pris, leur race à bon droit réputée supérieure. < Il importe au bien de l'État, fait-on dire à Manco-Capac, le premier roi, que le souverain aie beaucoup d'enfantsS. En ce point, tous les successeurs de Manco-Capac

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