‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 128 sur 538 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

Letour?ieàu. — L'Évolution politique. 8

imitèrent leur ancêtre et non sans ferveur; ils crûrent et multiplièrent. Capac-Yupangui laissa quatre-vingts et quelques enfants * ; l'Inca Roca, qui vécut plus longtemps, en eut plus de quatre cents ^; Tlnca Yupanqui, plus de deux cent cinquante^; Tlnca Tupac-Yupanqui seulement deux cents*. Ces souverains, qui s'efforçaient si heureusement d'être les pères de leurs sujets, étaient placés bien haut au-dessus de leur peuple. Même les membres les plus éminents de la très nombreuse famille des Incas ne paraissaient devant leur maître que, les pieds nus et les épaules chargées d'un léger fardeau ^ Un fastueux cérémonial séparait l'Inca du reste des mortels. Sa tunique, tissée de la plus fine laine de vigogne, était de couleur éclatante et chargée d'or et de pierreries; son turban était orné de dejux plumes, provenant d'un oiseau très rare, unique, croyait-on®. On portait l'Inca dans une chaise à bras en or massif. Pour quiconque n'élait pas de son sang, toucher seulement sa personne divine était un sacrilège^. Dans certaines solennités, les hommes de la très nombreuse famille des Incas dansaient devant lui gi*avement, posément, en se donnant la main et chantant ses louanges ou celles de ses prédécesseurs, etc. Pour donner plus d'éclat à cette danse princière, qui devait s'exécuter à une respectueuse distance de la personne du roi, l'Inca Huayna-Capac fit faire une chaîne d'or, longue de 700 pieds et dont chaque maillon avait la grosseur du poing. Les danseurs devaient porter cette guirlande d'or en exécutant leur exer-

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