‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 129 sur 538 · Ibid.y · texte numérisé non relu

Ibid.y

cice chorégraphique*. Certains Incas reçurent de leur vivant les honneurs divins^; mais tous étaient traités en dieuï après leur mort. Quand un Inca « était rappelé dans les demeures du Soleil, son père », c'était Texpression consacrée, ses entrailles étaient portées à cinq lieues de Cuzco, dans le temple de Tampon; là, on les enterrait ainsi que la vaisselle et les bijoux du défont. On y ajoutait même (survivance de la tribu monarchique) un certain nombre de ses concubines et serviteurs : il fallait bien donner une suite convenable à rorabre royale^. Le corps, soigneusement embaumé et revêtu d'un splendide costume, était assis sur une chaise d'or, dans le grand temple du Soleil, à Cuzco, à côté de ses ancêtres, alignés en deux Aies, les hommes à droite, les femmes à gauche*. Les résidences de l'Inca décédé, avec tout ce qu'elles pouvaient contenir, étaient simplement fermées et restaient intactes : il pouvait lui prendre fantaisie d'y revenir^; car il était évidemment impossible qu'un Inca mourût tout à fait sérieusement. Toute cette adoration folle et servile est chose ordinaire dans les grandes monarchies barbares ; mais, dans le gouvernement, dans Torganisation intérieure de rÉtat, l'ancien Pérou se distingue avantageusement des autres empires de même ordre.

Tout d'abord, de l'antique période de sauvagerie on avait conservé quelques utiles survivances; entre autres, la coutume de l'initiation précédée d'une éducation, d'un entraînement approprié. Dans des écoles publiques, dont la fondation est attribuée à l'Inca Roca, les membres de la caste aristocratique, de la famille des Incas, les nobles de sang

l.Garcilasso, loc. ci^, 307, 308.

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