‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 131 sur 538 · Ibid.y · texte numérisé non relu

Ibid.y

3. Lafltau, Mœurs des sauvages, H, 23, 24. — Prcscott, loc. cit., 1, 37.

de fermeté virile, il fallait les donner à l'âge de seize ans ^. En outre, si Tlnca héritait du trône paternel pendant sa minorité, il ne pouvait connaître des affaires publiques sans Tassistance et l'agrément d'un conseil^.

L'énorme famille des Incas constituait le premier ordre de la noblesse. C'était dans son sein, que Ton choisissait les titulaires des principaux emplois religieux, les chefs d'armées, les gouverneurs de province. Beaucoup de princes incas vivaient à la cour de leur auguste parent^. Tous ensemble constituaient donc une sorte de clan familial, chargé de gouverner, d'administrer l'empire.

Au-dessous de cette noblesse royale, celle des curacas formait un second ordre nobiliaire. Les curacas n'appartenaient point à la famille sacrée; c'étaient les chefs, princes ou caciques des nations soumises par les armes, ceux du moins que le gouvernement avait cru devoir maintenir dans leurs charges. Leurs fils devaient être élevés dans la capitale et eux-mêmes étaient obligés d'y venir de temps à autre*. A ces curacas les Incas avaient accordé diverses faveurs honorifiques, très appréciées, par exemple, celles de porter les cheveux coupés en échelons, d'avoir, comme le souverain, ces pendants d'oreille énormes, qui firent donner aux Incas par les Espagnols le sobriquet d'orejones. La place et la grandeur du trou percé dans les oreilles étaient soigneusement déterminées. Dans cet orifice auriculaire on n'introduisait que de modestes ornements, des morceaux de bois, de laine blanche, de jonc, etc. Tout cela était varié et fixé une fois pour toutes, selon les provinces. L'orifice auriculaire des curacas devait être d'une dimension modeste»

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