PrescoU, inc cit.y I
A,ibid., l, 5.. — Garcilasso, loc. ciLy 35, 36, 66| 162.
Seules, les oreilles du souverain pouvaient tomber jusque sur les épaules ^ L'Inca Maya-Capac permit à certains ctiracas de lui accoler le genou droit et cela fut considéré comme une inestimable faveur ^ Les membres de la famille des Incas avaient, seuls, le droit de porter des ornements ' d'or, d'argent, des pierreries, des plumes de couleur éclatante, de s'habiller d'une certaine étoffe de fine laine ^.
Une réglementation générale facilitait la besogne des fonctionnaires de tout ordre. Au Pérou, la symétrie simple et arithmétique des divisions administratives était tout à fait dans l'esprit chinois. La capitale, Cuzco, était divisée en quatre circonscriptions et ces circonscriptions répondaient rigoureusement à autant de sections de l'empire, orientées d'après les points cardinaux; l'une au nord, l'autre aumidi, les autres à l'est et à l'ouest; corrélativement chacun des quatre arrondissements de la capitale était habité par des gens issus de la division nationale correspondante et ils en conservaient le costume*. Les quatre vice-rois des grandes provinces séjournaient une partie de l'année dans la capitale et formaient pour l'Inca une sorte de conseil d'état^ Enfin leurs gouvernements respectifs se subdivisaient en départenaents, dont la population entière était groupée en dizaines^ sous la tutelle de l'un des dix, d'un dizainier responsable devant l'administration et chargé de surveiller ses codizainiers, de dénoncer leurs méfaits et au besoin de défendre leurs droits, etc®.
Au centre de tout ce vaste réseau administratif trônait l'Inca, d'où tout émanait, à qui tout aboutissait, qui, chaque