‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 133 sur 538 · W. Prescott, loc. cit., l · texte numérisé non relu

W. Prescott, loc. cit., l

année, se faisait rendre compte du mouvement de la population, de la natalité et de la mortalités mouvements que la statistique enregistrait au moyen de quipos, de ces quipos si analogues aux colliers des Peaux-rouges. C'était Tlnca qui faisait pleuvoir, comme une rosée bienfaisante, sur ses très nombreux parents et sur les curacas les fonctions, les dignités, les récompenses. 11 réalisait à la lettre le mot qu'on prête à Louis XIY : l'État, c'était lui. — A s'en rapporter aux traditions indigènes, la plupart des souverains du Pérou auraient été des despotes vertueux, animés des meilleures intimions. Toujours ils choisissaient pour ministres les gens qui leur semblaient les plus honnêtes et, s'il leur arrivait de se tromper, ils punissaient de mort, sans hésiter, le fonctionnaire qui avait déçu leur espérance et abusé de son autorité ^

Pourquoi les Incas, qui semblent avoir, de parti pris, usé de la polygamie pour multiplier leur race, avaient-ils fondé de vrais couvents où des milliers de femmes, appartenant a (eur proliûque famille, languissaient, astreintes à une réclusion religieuse? Tout étant possible dans celte singulière organisation politique, peut-être qua les Incas, tout en maintenant par leur mariage entre frères et sœurs la pureté de la race régnante, visaient en même temps à améliorer, a leur point de vue, les races indigènes au moyen de nombreux croisements. Garcilasso rapporte que les concubines de rinca se divisaient en deux catégories; l'une composée de femmes de sa famille, l'autre d'étrangères. Le nom donné & ces dernières était significatif, on les appelait mama-cunay c'est-à-dire femmes destinées à devenir mères^ Le harem de rinca aurait donc été un haras humain, institué dans le but

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