‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 134 sur 538 · Garcilasso, U)C. cit · texte numérisé non relu

Garcilasso, U)C. cit

S. Ibid.y 185.

Z.Ibid., Al.

de régénérer la race soumise; quant aux couvents de vierges nobles c'étaient sans doute d'autres harems offerts au Soleil, mythique ancêtre de la race des Incas, par suite Inca luimême. Si étrange que soit pour nous une pareille idée, elle ne pouvait avoir rien de choquant dans un pays où toute la population était régie et administrée comme un bétail. — Dans tous les cas, les vierges cloîtrées étaient en grand nombre; car elles avaient des couvents dans toutes les provinces. A Cuzco, on en comptait plus de deux cents et elles étaient tenues dans une rigoureuse claustration. On les choisissait dans la race du Soleil et on les consacrait à ce dieu, leur soi-disant ancêtre, dès Tâge de huit ans. Aucun homme n'en approchait, pas même celui qui était au-dessus des lois, qui était la loi vivante, pas même Tlnca. La chasteté, était, pour les vierges du Soleil, de strict devoir. S'il arrivait à Tune d'elles d'y manquer, elle était enterrée vivante, comme les vestales romaines, coupables de la même faute. Quant au séducteur, non seulement il expiait son crime par la mort; mais, en vertu du principe de solidarité en vigueur dans toutes les sociétés sauvages ou barbares, on exterminait d'abord toute sa famille, puis tous les habitants de sa ville natale, qui était rasée ^

Dans tous les centres importants de population, les Incas avaient fait construire un temple au Soleil, père putatif de leur race, et en même temps un couvent de vierges élues. L'un n'allait jamais sans l'autre ^ La permission de bâtir un temple et une maison de vierges était une faveur vivement convoitée par les provinces de l'empire. Elle donnait aux habitants le droit de cité à Cuzco, quelque chose comme le titre de citoyen romain dans l'antiquité latine. La grâce accordée par le souverain devenait plus flatteuse encore,

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