‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 146 sur 538 · Bancroit, loc, cit., U · texte numérisé non relu

Bancroit, loc, cit., U

ces ordres guerriers qu'après trois années de noviciat et une ' sérieuse initiation ^^ survivance évidente de la sauvagerie peau-rouge. Un grand prêlre perçait le nez de Timpétrant, soit avec un os de tigre, soit avec un ongle d'aigle. Il Tinjuriait, le frappait, le dépouillait de ses vêlements, puis le renvoyait dans une des salles du temple, où il devait ne manger que du maïs, ne boire que de Teau et où il lui fallait dorniiren restant assis, maisde temps en temps, on avait soin de troubler son sommeil en lui enfonçant dans la chair des aiguilles en bois. Ces dures épreuves se continuaient de temple en temple, pendant une année ^

Au Mexique, il n'existait pas de caste religieuse, le sacerdoce n'était pas héréditaire, mais les prêtres étaient toujours des nobles ^ Us étaient spécialement chargés de l'éducation des enfants, de ceux du peuple et delà noblesse. Leurs écoles étaient des annexes des temples. A Mexico, il y avait une école de garçons, degarçons plébéiens, dans chaque quartier de la ville. Les élèves de ces écoles cléricales étaient externes, mais devaient pourtant coucher dans l'établissement. On les dressait aux travaux manuels et surtout au service des temples*. Dans les écoles de la noblesse, les enfants étaient internes. On leur enseignait des hymnes sacrés ou héroïques, l'histoire du pays, la religion, la pictographîc, ce qu'on savait d'astronomie, le maniement des armes ^. Beaucoup d'élèves entraient dans les ordres^; car ces écoles étaient en même temps des séminaires. Il y en avait d'analogues pour les filles nobles, et on les y élevait soufi la surveillance de matrones,, de vestales ayant fait vœu de chas-

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