‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 147 sur 538 · Ibid., II · texte numérisé non relu

Ibid., II

letéy vœu dont l'iarraction était punie de mort ^ Les hommes étaient sévèrement exclus de ces couvents féminins, où l'on enseignait aux élèves à coudre, à filer, à faire des ouvrages de plumes, où on les dressait à s'humilier devant les personnes âgées, à être modestes dans leur langage et leur tenue. Les pensionnaires quittaient la maison d'éducation seulement alors que les parents les mariaient^ En résumé la pédagogie aztèque était bien combinée pour atteindre son but, qui était de former des femmes destinées à la sujétion, des nobles propres au service guerrier ou religieux, des .plébéiens dociles, laborieux et devant simplement continuer le métier de leurs pères, comme il était de règle ^.

Au-dessous de la classe des plébéiens, il y avait encore au Mexique celle des esclaves, alimentée par les ventes d'enfants effectuées volontairement par les pères de famille, en outre par les condamnations judiciaires, par la servitude volontaire, car on pouvait se vendre soi-même, surtout par la guerre; mais j'aurai occasion de reparler des captifs guerriers et du rôle qui leur était réservé. Un trait est particulier à l'esclavage mexicain; il n'était pas héréditaire. Personne ne naissait esclave au Mexique*.

La luxueuse organisation monarchique et aristocratique de l'empire mexicain coûtait évidemment beaucoup, puisqu'il fallait entretenir à grands frais toute la classe oisive, guerrière et sacerdotale. On y parvenait au moyen de tributs, d'impôts et de corvées. Trois-cent-soixante-dix villes tributaires acquittaient des taxes en fruits, grains, produits industriels. Le menu peuple supportait en outre de lourds impôts du même genre. Chaque paysan payait au fisc environ

i. Baucroft, loc. cit., H, 205.

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