‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 158 sur 538 · Ibid., II · texte numérisé non relu

Ibid., II

Letourneau. — L'ÊYolution politique. 10

pour tous les actes de sa vie : les audiences, les jugements, la promenade, le bain, jusque pour les plaisirs sexuels. Au dire de Diodore, les rois se soumettaient docilement à cette excessive réglementation ; ils y trouvaient même le bonheur S peut-être parce que cela leur épargnait la fatigue de toute initiative. Dans toute cette existence de parade, les pharaons étaient servis par les fils des dignitaires sacerdotaux, soigneusement élevés à cet effet : c Un souverain, dit naïvement Diodore, ne serait pas plus méchant qu'un autre homme, s'il n'avait autour de lui des gens qui flattent ses désirs^ > Au total, le pouvoir excessif et semi-théocratique des rois d'%ypte ressemble fort à celui des empereurs du Mexique et du Pérou. La famille du pharaon devait aussi avoir des prérogatives analogues à celle de Tlnca, puisque les dignitaires les plus importants de la cour portaient le titre de parents du roi. La maison royale était fort nombreuse, et l'on trouve parmi les grands fonctionnaires, un grand veneur, des commandants, des gardes, un secrétaire ou épùitolographCj etc. Le souverain décernait aussi des titres honorifiques, des ordres; il y avait des agrafes d'honneur, des colliers d'honneur% etc.

Exactement comme au Pérou, le sol était réparti en trois grandes divisions : i"" une portion, la plus grande, pour les prêtres, qui étaient en même temps des astrologues et dont les riches revenus servaient à leurs dépenses personnelles, aux frais du culte, à l'entretien du personnel des temples ; 2<> la deuxième portion du sol était affectée aux besoins de la couronne, à la cour et à la guerre; â"" la troisième était partagée entre les guerriers*, dont chacun avait la jouissance de

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