‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 160 sur 538 · Gbampollioh-Figeac · texte numérisé non relu

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de ses administrés. Les lois imposaient la solidarité et il était de devoir étroit de secourir une personne attaquée par des brigands, au moins de dénoncer le méfait, si Ton n'avait pu Tempêcher*.

Le royaume était divisé en provinces, en nomes^ mais ces nomes n'étaient pas des divisions artificielles, analogues à nos départements français; et les nomarqties ne ressemblaient en rien à nos préfets. Ils étaient les représentants ou peut-être les descendants d'anciens chefs ou principicules indépendants. On comptait en Egypte vingt-six nomes : dix pour la Thébaïde, dix pour le Delta et seize pour la région intermédiaire'. Ces nomes étaient en réalité des principautés féodales se transmettant héréditairement, mais seulement après investiture du souverain régnant. Comme les feudataires de notre moyen âge européen, ceux de l'Egypte étaient astreints à des impôts ou redevances, au service militaire et tenus de rendre bonne justice à leurs gouvernés : c J'ai servi mon maître, dit l'un d'eux dans une inscription,... pas un de mes soldats n'a déserté. > — ^^c Moi, dil un autre, j'étais un maître plein de bonté.., j'ai travaillé et le nome entier fut en pleine activité. Jamais petit enfant ne fut affligé par moi; jamais veuve maltraitée par moi... J'ai labouré tous les terrains du nome de Abeh... je n'ai pas coupé les bras d'eau qui arrosent les champs. »

Tout à fait comme celui du Pérou, le despotisme en Egypte était paternel, plein de bonnes intentions. Les effusions charitables abondent dans le c Livre des morts », ce résumé de la morale égyptienne, et les inscriptions funéraires vantent souvent la bienfaisance des souverains : t Point d'affamé sous moi; point d'altéré sous moi ! » fait-on dire à Amenem-

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