‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 161 sur 538 · Diodore, I, 75. — Strabon, XVII, ch. i · texte numérisé non relu

Diodore, I, 75. — Strabon, XVII, ch. i

2. Lepsius-Donkm., II, 140-143; II, 122 (cité par Maspéro, Hist. anc. des peuples de VOrient, 121-122).

bat l'r *. Mais en revanche la liberté individuelle était inconnue au pays des Pharaons; la société était organisée en lourde pyramide hiérarchique, dont tout le poids pesait sur les épaules des prolétaires et des esclaves. Pour chaque Égyptien tout était prévu, réglé, obligatoire, de la naissance à la mort; les devoirs variant seulement avec la place occupée dans le casier social. Toute initiative était interdite, peutêtre criminelle. Le rituel de chaque métier était définitivement arrêté. Ainsi les médecins devaient appliquer un formulaire obligatoire et détaillé. Défense leur était faile, par exemple, de purger un malade avant le quatrième jour de sa maladie, ce sous-peine d'être responsable de l'événement^ et alors leur faute pouvait être punie de mort. Au Pérou, avec lequel l'Egypte a tant de ressemblance, le travail corvéable était mesuré avec humanité; même le travail des mines, partout oppressif par excellence, était humainement réglé, se faisait par des équipes réquisitionnées et ne travaillant, chacune, qu*un petit nombre d'heures. Il en allait tout autrement en Egypte où l'on épuisait le travailleur, par ordre d'en haut, comme on l'exténue trop souvent dans nos sociétés modernes au nom de la libre concurrence. Dans des mines d'or situées sur les confins de l'Ethiopie, les ouvriers enchaînés travaillaient nuit et jour sous la surveillance de soldats parlant des langues étrangères. Ils étaient nus et l'on ne faisait grâce ni à l'infirme, ni à l'estropié, ni au vieillard débile, ni à la femme malade. A coups redoublés et jusqu'à la mort on les forçait à travaillera Ces mineurs étaient, il est vrai, soit des criminels, soit des captifs guerriers, mais le sort des artisans ordinaires ne valait guère mieux, si l'on s'en rapporte aux renseignements fournis par certains papy-

1. Papyrus Sellier (cite par Maspéro, Hist. peupl. Orient, 102).

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