‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 170 sur 538 · Ibid.y m · texte numérisé non relu

Ibid.y m

Les grands vassaux japonais, tout en menant une somptueuse existence, vivaient dans une élroite dépendance de leur suzerain extrêmement jaloux et soupçonneux. De lui ils tenaient leurs fiefs, et ils ne les pouvaient conserver ou transmettre à leurs héritiers que sous son bon plaisir. Celui-ci avait le droit d'ôter ce que lui ou ses prédécesseurs avaient bien voulu concéder; il dépouillait les uns pour enrichir les autres et ne se faisait point faute d'user de son omnipotence ^ — Une méfiance polie, cérémonieuse, mais nullement dissimulée, était érigée en principe de gouvernement. Pour que le siogoun^ représentant le pouvoir exécutif de Tempereur et de son conseil d'État, laissât deux princes, ayant des fiefs limitrophes, séjourner à la fois dans leur gouvernement, il fallait qu^ils fussent notoirement ennemis, en guerre ouverte '.Quand ces princes acquéraient une inquiétante opulence, le souverain les ruinait en sMnvitant à dîner chez eux, en les obligeant à de somptueuses représentations. De longues et fréquentes résidences à la cour leur étaient imposées. A la mode de Tancien Mexique%Ies grands vassaux devaient passer à la cour de Tempereur la moitié de Tannée. Ils s'y relevaient par semestre; ceux du nord et de rorient étant remplacés par ceux du sud et de l'occident ; de grandes fêtes et magnificences signalaient ce changement\

L'empereur ou le siogoun tenaient donc les grands feudataires dans une dépendance aussi étroite qu'il leur était possible. Ces princes féodaux devaient accepter l'épouse que voulait bien leur octroyer le souverain ; ils lui bâtissaient même un palais et lui donnaient un troupeau de

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