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:>. Ibid., ni, 103-104.
nobles t très fort honorés > relevaient directement de l'empereur. Ces conseillers étaient tenus d'obéir au maître sans délai et il leur était même interdit de lui répéter deux fois les mêmes observations *.
Le corps de la noblesse japonaise était extrêmement nombreux. En 1876, on comptait au Japon trente-sept membres de la maison régnante, 3,000 daimios (très fort honorés), seigneurs féodaux héréditaires, appartenant à 362 maisons nobles, dont dix-huit princières, et enfin 1,805,000 gentillAtres sans terre, les samouraisy ayant pourtant le droit aristocratique de porter deux sabres. Dans cette dernière classe remuante, violente, se recrutaient la suite des grands, et aussi la gendarmerie et la police, institution très développée et nullement méprisée au Japon. Le reste de la nation était peuple et se divisait en classes et corporations de métiers, dont les plus inférieures et les plus dédaignées étaient celles des bouchers et tanneurs, des acteurs, enfin des mendiants, des vagabonds, sur lesquels les nobles se faisaient un jeu d'essayer la trempe de leurs sabres.
Les nobles de haut rang jouissaient d'un prestige considérable, réduction de celui du mikado et du siogoun. On cite à ce sujet des traits de mœurs caractéristiques. Suivant une croyance, très répandue encore au Japon durant le siècle dernier, les murs pour être à l'abri des accidents devaient être bâtis sur des corps humains. Or, quand les grands faisaient construire quelque palais, il se trouvait toujours des serviteurs zélés qui briguaient l'honneur de se dévouer pour leurs maîtres et demandaient à se jeter volontairement dans les fondations ^ : en plus d'une contrée, le culte monarchique, l'adoration du maître, a eu ainsi ses martyrs volontaires, capables d'héroïsme servile. — A la