‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 177 sur 538 · Pli. Daryl, le Monde chinois · texte numérisé non relu

Pli. Daryl, le Monde chinois

Sans doute, ces clans primilifs auront succédé à l'anarchie, persistant encore, au siècle dernier, chez les Mongols nomades rencontrés par La Pérouse sur le littoral de la baie de Gastries. Aujourd'hui les mœurs du clan sont toujours très vivantes chez les Célestes. Tout Chinois est solidaire de son clan, doit en épouser les haines et vengeances, aider à rendre les injures ou dommages subis par lui ; qui s'y refuse est honni, châtié, persécuté. Parfois ces querelles de clan allument des petites guerres, féroces comme toutes les luttes intestines, et qui entraînent la ruine de districts entiers^ Enfin, nous savons qu'en Chine le régime de la propriété a été d'abord communautaire^, qu'il est ensuite devenu familial, qu'enfin les mœurs chinoises maintiennent encore debout, en grande partie, l'organisation si répandue de la communauté de village. La famille chinoise, nombreuse comme un petit clan, continue à jouir d'une grande autonomie. Elle a le droit de punir et d'expulser ses membres indignes; elle peut même, avec Tagrément des mandarins, se réunir dans la salle des ancêtres et condamner à mort l'un des siens jugé par elle dangereux, incorrigible ou coupable ^ Chaque hameau est une petite communauté ayant son école, sa mairie, son tribunal de famille, son moulin, sa noriQy etc.*.

Après bien des troubles, révolutions, usurpations, la Chine, devenue une grande monarchie, eut son âge féodal, auquel on assigne pour date le règne de l'empereur Hoang-li, placé 2637 ans avant notre ère. L'empereur de la Chine était alors le suzerain suprême d'une vaste hiérarchie féodale, dont chaque degré correspondait, comme

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