E. Simon, Cité chinoise
im L*ÉVOLUTION POLITIQUE.
ceux de la féodalité européenne, à la jouissance d'un fief. Les litres nobiliaires de celte féodalité sont équivalents aux nôtres; mais les domaines étaient taillés avec la régularité arithmétique, si chère à Tesprit chinois. Le fief d*un duc mesurait dix lieues carrées; celui du marquis, sept; celui du comte, six; celui des vicomtes et barons, cinq. L'empereur, propriétaire éminenl de tout le pays, possédait, lui, en domaine propre, cent lieues carrées de terrain. Les grands feudalaires relevaient directement de l'empereur; quant aux petits tenanciers, dont le domaine avait moins de cinq lieues d'étendue, ils étaient vassaux des grands feudataires^
C'est durant sa période féodale que la Chine a conquis le Japon, en lui imposant son organisation d'alors, qui s'est maintenue jusqu'à nos jours. Mais depuis bien des siècles, le féodalisme chinois a cédé la place à un curieux régime monarchique, en apparence absolu, en réalité tempéré par l'influence de la classe des lettrés, qui est le grand ressort et la grande originalité de la Chine.