‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 180 sur 538 · Hue, V Empire chinois, II · texte numérisé non relu

Hue, V Empire chinois, II

réside le pouvoir législatif^ ; il est le grand propriétaire de Fempire; à son avènement, les principaux personnages du pays lui conduisent leurs filles pour qu'il choisisse parmi elles ses cinq femmes, dont Tune est légitime par excellence, celle dont les fils succèdent de préférence, et un certain nombre de petites femmes, de concubines légales. Les familles des beautés admises dans le harem du maître en acquiè* rent de l'honneur et du crédit*. On a multiplié les prérogatives de l'empereur. Son palais est le seul édifice qui puisse être orienté au vrai midi ; dans Tenceinte impériale aucune construction ne doit dominer le palais du souverain^ ; les couleurs rouge et jaune sont les attributs spéciaux de la famille impériale et qui les usurpe est exilé à perpétuité par le tribunal des rites*. L'empereur est censé tenir son mandat du ciel dont il est « le fils » ; les lieux qu'il habile portent des noms significatifs : cour céleste, salle interdite, palais défendu, cour de vermillon, etc.^.

Il est certain que les empereurs chinois ont possédé, dans l'antiquité, l'énorme pouvoir dont tout cet appareil est le signe, mais peu à peu et sans que rien changeât dans la forme extérieure, leur omnipotence s'est trouvée enchaînée; leur volonté ne peut plus s'exercer aujourd'hui que par l'intermédiaire de rouages infiniment compliqués et dont le jeu très lent®, le fonctionnement paresseux ne sauraient se prêter aux brusques allures du pouvoir personnel. D'autre part, le principe même du gouvernement chinois est moralement réfractaire aux fantaisies tyranniques. L'idée de la rande famille patriarcale est en Chine au fond de toute

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