Pautbicr, loc. cit
4. Sinibaldo de Mas, Chine el puissances chrétiennes, H, 3i7.
rendent responsable de calamités tout à fait indépendantes de sa volonté. En cas de sécheresse, d'épidémies, de tremblements de terre, ils l'invitent à examiner s'il n'y a pas dans sa conduite quelque chose de répréhensible et dans le gouvernement quelque chose à réformer*.
D'autre part, tout acte de favoritisme lui est impossible. Défense est faite, sous peine de mort, d'adresser à l'empereur des recommandations en faveur de l'un des grands fonctionnaires de l'État', etc., etc. En résumé, le « lils du ciel >, personnage divin en apparence, omnipotent en principe, ne peut nommer un sous-préfet qu'en le choisissant sur une liste de présentation dressée par des lettrés ^ En théorie, c'est bien dans la personne du souverain que réside le pouvoir législatif; mais en fait ce pouvoir ne se doit exercer que d'après l'avis et sous la responsabilité de conseils spéciaux ^
La cérémonie dite du labourage, à laquelle l'empereur, le potentat fils du ciel, doit se prêter, chaque année, est caractéristique de ce régime monarchique et paternel à la fois; elle est éminemment propre à faire descendre le dieu sur la terre et à glorifier le travail utile. Tous les détails de cette cérémonie sont minutieusement réglés par les Statuts. La charrue impériale doit être peinte en jaune et le fouet est de soie jaune; le coffre à semences est peint en vert. Derrière la charrue du souverain marchent trois princes impériaux et neuf grands dignitaires, conduisant chacun une charrue peinte en rouge et munis de fouets en soie rouge. Un bœuf de couleur jaun^ doit traîner la charrue impériale. De vieux laboureurs sont convoqués pour participer à la cérémonie. Deux d'entre eux guident le bœuf de la charrue impériale; deux autres sou-