‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 185 sur 538 · Ibid · texte numérisé non relu

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réside la véritable et effective autorité. Mais ces mandarins ne sont pas promus aux dignités et aux emplois par le bon plaisir du maître. Tous se recrutent dans la classe des lettrés, la force et le nerf de la Chine, la pépinière d*oû sortent tous les fonctionnaires grands et petits : il est temps de nous en occuper.

m. — LES LETTRÉS CHINOIS

Il est une grande maxime de justice, qui, plus d'une fois, a servi de devise et de cri de guerre aux réformateurs; cette maxime est : € à chacun suivant ses œuvres >. Si on la prend pour règle, il faut mesurer le degré d'influence sociale au mérite individuel et confier les fonctions, grandes et petites, seulement à des gens dont la valeur personnelle a été éprouviée, c'est-à-dire mettre les destinées d'une nation entre les mains des meilleurs. Ce but, tous les Etats barbares ont prétendu l'atteindre par la fondation de castes nobiliaires, fermées et strictement héréditaires; mais les fils héritent assez rarement des qualités de leurs pères. En outre, toutes les aristocraties reposent au début sur la violence, et eussentelles même une autre origine, elles finissent toujours par être frappées de dégénérescence. Durant son âge féodal la Chine eut aussi une aristocratie héréditaire, hiérarchisée et très analogue à la nôtre (2637 av. J.-C). Tout cela fut aboli par un empereur réformateur en l'an 255 avant notre ère. Depuis lors il n'existe plus en Chine de titres héréditaires que pour les membres de la famille impériale et les descendants de Confucius; encore ces titres sont-ils purement honorifiques *. Même avant l'abolition du régime féodal, dès le

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