‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 186 sur 538 · Pauthier, loc. cit.j · texte numérisé non relu

Pauthier, loc. cit.j

XI* siècle avant Jésus-Christ, à une époque où nos sauvages ancêtres chassaient encore l'aurochs dans les forêts de la Gaule, les Chinois témoignèrent de leur estime pour l'intelligence en fondant la classe des lettrés, dans laquelle sûrement on choisissait souvent les fonctionnaires; mais ce fut seulement au viii* siècle de notre èi^, qu'ils organisèrent la sélection par examens, ce que nous appelons € le concours », depuis lors en vigueur. Auparavant les fonctionnaires étaient électifs* comme le sont aujourd'hui seulement les maires de village. Actuellement les emplois du gouvernement sont uniquement réservés aux leltrés. Les titres mandchoux, purement nominaux, de roi, prince, duc, grand-maréchal, maréchal, général, etc., dont se parent les seuls membres de la famille impériale ^ ont si peu d'importance pratique, que les Chinois ne comprennent plus nos castes aristocratiques d'Europe. Des Chinois, nous dit Macartney, furent très surpris à la vue d'une estampe représentant un duc anglais encore dans l'enfance, quand on leur dit que l'original, à l'âge où il avait été peint, était déjà un personnage de très haut rang. Qu'un enfant pût jouir de pareils privilèges, uniquement par droit héréditaire, cela passait leur compréhension^.

En Chine, la vraie, la seule noblesse est personnelle et acquise ; c'est celle des lettrés. Cette grande corporation des lettrés, levrai ressort de l'empire, se recrute par des concours annuels et elle a sa hiérarchie. Les mandarins civils et militaires, qui se sont distingués, soit dans l'administration, soit dans la guerre, reçoivent des titres koung, heou, phy^ lie, nan, équivalant à nos titres de duc, marquis, comte, baron, chevalier; mais ce sont simplement des grades s'éteignant avec ceux qui les ont acquis. Jamais il ne se transmettent

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