‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 187 sur 538 · Macartney, Hist. univ. voy,, vol. XXXIII · texte numérisé non relu

Macartney, Hist. univ. voy,, vol. XXXIII

aux descendants, mais toujours aux ascendants et ancêtres; Tempereur fait des promotions fictives et innocentes parmi les générations disparues. En eCTet la société chinoise étant en théorie une grande famille, on n'y saurait permettre qu'un fils y fût plus qualifié que son père ^ Mais les aristocraties sont sans inconvénient, quand elles existent seulement au pays des ombres. Cette aristocratie des lettrés tient partout le haut du pavé dans la société chinoise, et ce qui peut sembler anormal dans notre occident, elle prime de beaucoup l'aristocratie d'argent. Si opulent que puisse être un particulier, si petit que soit un mandarin, fût-il du neuvième degré, le premier ne peut approcher du dernier qu'en s'agenouillant^.

Pour être quelque chose dans la société et l'État, il faut donc devenir mandarin, c'est-à-dire entrer au préalable dans la classe des lettrés. Par suite l'envie d'acquérir des titres universitaires est l'idée fixe hantant le cerveau d'un grand nombre de Chinois. Ces titres sont au nombre de quatre : sint-saiy kujin, tsing, hamlitiy et ils correspondent à peu près à ce que nous appelons bachelier, licencié, docteur et professeur. Or, pour occuper un emploi public, il est indispensable d'être au moins kujin, licencié^. — Tous les trois ans autrefois^, tous les ans aujourd'hui, des concours de recrutement pour les lettrés s'ouvrent dans les villes de l'empire et une infinité de gens, depuis l'âge de quinze ans jusqu'à celui de quarante, viennent briguer le premier, le plus modeste des grades, celui qui donne accès dans la hiérarchie, le grade de bachelier MiC nombre des candidats est toujours énorme, disproportionné avec celui des places

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