‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 188 sur 538 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

à conquérir. A Ning-po, on a vu deux mille concurrents se disputer vingt-cinq diplômes; dans tout le district de Ning-pO) cinq mille candidats ont concouru pour obtenir cent trente-neuf places*. — On a pris toute sorte de précautions pour exclure la faveur et faire régner la justice dans ces concours. Tout d'abord on ne peut briguer les palmes universitaires que dans son district, là où Ton est connu depuis l'enfance ^ Puis, dans la série des épreuves, les examinateurs sont changés à chaque exercice; enfin, dans l'une quelconque d'entre elles, le candidat, s'il est par trop inférieur, peut perdre tous les avantages conquis par les épreuves précédentes ^ Le premier degré obtenu, et il rend seulement admissible aux fonctions sans en conférer aucune, il faut encore subir, pendant les trois années suivantes, plusieurs examens. Les licenciés eux-mêmes doivent aussi travailler fort et ferme sous peine de tomber en déchéance, dans la catégorie des paresseux *.

L'idée de jauger la valeur intellectuelle des individus entre les mains desquels on mettra le limon de la société, en écartant toute considération de caste et d'origine, est certainement une grande idée, mais dans la pratique la Chine la réalise très sottement ; ses concours universitaires sont seulement des exercices mnémoniques. Ce qui importe, dans ces épreuves, c'est de connaître le plus grand nombre possible de caractères de l'écriture idéographique du pays, le plus grand nombre possible de passages empruntés aux auteurs classiques ^ Mais ne critiquons pas trop le Céleste Empire; des pays, se croyant bien plus civilisés, l'ont, en ce point, imité sans le savoir.

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