‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 193 sur 538 · Lettres édifianteg, XV · texte numérisé non relu

Lettres édifianteg, XV

d'envoyer à l'empereur des adresses en faveur d'un grand officier de l'État *; défense à tout fonctionnaire ayant une juridiction territoriale, et non seulement à lui mais à ses commis et greffiers, d'acquérir des terres dans l'étendue de leur juridiction^; défense de prendre femme, même une € petite femme», dans ladite circonscription^. Si un grand fonctionnaire recommande, avec connivence démontrée, un protégé dans un rapport à l'empereur, le prolecteur est banni après avoir reçu cent coups de bambous; le protégé est tout simplement décapité, ses biens sont confisqués 'et tous les membres de sa famille sont vendus comme esclaves. A la fin de chaque année, les chefs doivent examiner leurs subordonnés et ceux-ci perdent un mois de traitement, s'ils n'ont pas fait quelques progrès dans la connaissance des affaires, au cas où ils ont une charge; s'ils sont dépourvus d'emploi, quarante coups de bâton châtient leur paresse*. Des commissaires, envoyés par la cour, parcourent le pays, s'enquérant de la conduite des mandarins. S'ils constatent dans leur administration des actes iniques, ils les peuvent faire arrêter et juger. En cas de sédition populaire, le chef du district insurgé est révoqué. Dans ce cas, le gouvernement suppose toujours des extorsions, des injustices commises par le fonctionnaire, à tout le moins de l'incapacité ^ < Alors les mandarins, dit un ancien édit, sont toujours coupables ; car le peuple pèche seulement parce qu'il n*estpas instruit®. » Les « bons » mandarins prennent d'ailleurs au sérieux leur rôle de pères et mères de famille par délégation. On en voit s'intéresser aux laboureurs,

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