‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 194 sur 538 · Sinibaldo de Mas, loc. cit., II · texte numérisé non relu

Sinibaldo de Mas, loc. cit., II

leur acheter au besoin un bœuf, de quoi faire les semailles, s'interposer entre eux et un créancier impitoyable» qui les a réduils à traîner eux-mêmes leur charrue S

Pour prévenir et punir la mauvaise administration, les Chinois ont institué un bureau du censorat, ayant pour mission de surveiller les opérations des autres bureaux, la conduite des employés de la maison impériale et même celle du souverain. Ces censeurs ont parfois rempli leur devoir avec héroïsme. En 213 avant Jésus-Christ, un empereur, Thsin- 4^hi'hoang'H, enireprity peut-être pour ouvrir la voie au progrès, de briser entièrement avec le passé. Il ordonna de brûler tous les recueils des lois religieuses et politiques, de détruire les monuments historiques. Or il se trouva, rien que dans sa capitale, 460 lettrés qui aimèrent mieux se laisser enterrer tout vifs que d'approuver les actes du souverain ^ En outre la conduite des empereurs est soumise, comme celle •des Pharaons de l'ancienne Egypte, à un jugement posthume, dont le verdict est transmis à la postérité. C'esten vertu de ce jugement qu'un nom historique leur est attribué et qu'un qualiûcatif, élogieux ou critique, leur est définitivement assigné^. — Les remontrances des censeurs relativement à la •conduite des fonctionnaires et de l'empereur lui-même sont, en droit, libres et inattaquables^. Ces fonctionnaires, nou& l'avons vu, rendent l'empereur responsable des accidents naturels, épidémies, tremblements de terre, etc. Ils agissent de même vis-à-vis des fonctionnaires, mais ceux-ci prennent parfois les devants. L'an dernier (1887) le fleuve Jaune gros' sit, rompit une de ses digues sur une espace de six kilomètres et inonda trois provinces. Après cette catastrophe, le

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