‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 195 sur 538 · Hue, Empire chinois, I · texte numérisé non relu

Hue, Empire chinois, I

A. Pauthier, Chine moderne, 267.

i84 L'ÉVOLUTION POLITIQUE.

gouverneur de rHonan adressa, de lui-même et contre luimême, à l'empereur un acte d'accusation, se reconnaissant coupable de négligence : le souverain daigna lui faire grâce \

Des règles de bonne conduite ont été prescrites aux monarques et aux grands fonctionnaires ayant chaîne d'âmes par Confucius lui-même; les c bons » empereurs ne doivent point s'en écarter. Ces commandements sont au nombre de neuf et ils valent la peine d'être cités : 4* travailler constamment à son propre perfectionnement;2''révérerles sages; S"" aimer ses parents ;4f'' honorer ses ministres; 5"" se maintenir toujours en parfaite harmonie avec les autres fonctionnaires; G"" chérir et traiter le peuple comme un fils; l"" attirer près de soi les savants, artistes et artisans de mérite ;8'' accueillir avec cordialité les voyageurs ; 9"" traiter amicalement les grands vassaux'. Si grande est la dissemblance entre nous et les Chinois, que nous avons peine même à nous figurer un tel mémento de morale pratique adressé aux souverains, potentats et ministres d'Europe.

Le souci du bien public est donc, au moins en principe, la base de l'administration chinoise. A en croire les critiques, les hommes vaudraient moins que les institutions, ce qui n'est pas particulier à la Chine, et les mandarins auraient organisé, d'inférieurs à supérieurs, un système de présents, propres à clore les yeux trop vigilants. Ce serait surtout à l'occasion du premier de l'an, que se produiraient ces pratiques corruptrices^.

Après avoir parlé des fonctionnaires, il me reste à traiter de la partie matérielle du gouvernement : des divisions administratives, des impôts, etc. Comme il n'y a pas de castes héréditaires en Chine; la population se groupe,

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