‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 196 sur 538 · Journal // Secolo de Milan, 22-23 déc · texte numérisé non relu

Journal // Secolo de Milan, 22-23 déc

2. Confucius, Tchoûnh-Yoûng, ch. xx, partie II. vt. Sinibaldo de Mas, loc. cit.j II, 341.

suivant ses aptitudes et ses besoins, en classes de lettrés, laboureurs, artisans, marchands. — L'empire chinois se divise en dix-huit provinces, subdivisées en départements, arrondissements, cantons et districts ^ La population de chaque province est inscrite, par familles et individus contribuables, sur des registres spéciaux, dont le résumé est publié dans les collections des ordonnances ^ Chaque province est dirigée par un gouverneur général, un tsoung-toUf que les Européens appellent un vice-roi, et par un sous-gouverneur, un fou-youen. Le premier a le contrôle général de toutes les affaires civiles et militaires; le second est plus spécialement chargé de l'administration civile, divisée en cinq départements : l'administration, la littérature, les gabelles, le commissariat et le commerce. Pour guider l'administration, la dynastie actuelle a fait dresser un état général du pays comprenant deux ou trois cents volumes. On y trouve une description minutieuse des divisions de l'empire, de la répartition de sa population, des rivières- et des montagnes, des produits et revenus, des fortifications, des villes, des temples, des collèges, des salles d'examen et autres bâtiments publics. On y a même relaté les circonstances remarquables, les légendes merveilleuses, les prodiges, la mention des hommes et des femmes distingués. Enfin des ouvrages spéciaux traitent de l'histoire des provinces, départements et districts, de leur topographie^.

Le gouvernement central s'est bien gardé de vouloir écraser les particularités et originalités locales sous le rouleau d'une administration uniforme quand même. Chaque province a ses privilèges spéciaux, ses lois à elle, ses

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