Ibid.y
de la iribu avait le jn^s primœ noctis^ et quand il n'en usait pas lui-même, il déléguait à cet effet pour affirmer le principe Tun de ses officiers, à qui appartenaient, de par le droit régalien , les prémices de la nouvelle épousée. Le plus souvent on avait bien soin d'engraisser au préalable la mariée par un régime approprié, afin de la rendre plus désirable ^
L'existence de ce droit royal de la première nuit indique assez que les Guanches avaient dépassé la période de la tribu républicaine et, en effet, le régime de la tribu monarchique existait dans toutes leurs lies. Les tribus guanches étaient nombreuses et pourtant, un siècle avant la conquête, l'île de Ténériffe tout entière était soumise à un seul chef^ Le pouvoir des roitelets guanches était excessif. La terre leur appartenait et ils la répartissaient temporairement entre leurs sujets'. Leur dignité était héréditaire et autant que possible en ligne collatérale *. Pourtant File de Ténériffe finit par être partagée entre les dix fils du dernier monarque, mais sous la suzeraineté de l'un d'eux ^. Entre le roi et le populaire, s'interposait une caste de nobles, dont un certain nombre formaient un conseil royal. Ce conseil se recrutait lui-même dans les rangs de la noblesse; mais ses choix devaient être ratifiés parle grand-prêtre. Les nobles guanches portaient les cheveux longs et une sorte de lance en bois en guise de bâton de commandement *. Un* cérémonial servile élevait déjà le rm bien au-dessus du reste de la tribu et il rappelle celui qui était d'usage chez les Natchez d'Amérique. Quand le roitelet guanche se rendait à une fête, ses nobles lui faisaient escorte et l'un d'eux le précédait, pour