‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 215 sur 538 · Duveyrier, loc* cit · texte numérisé non relu

Duveyrier, loc* cit

la femme noble, à la dame, chez les Touareg, la direction politique de la tribu peut être confiée à une femme S à une cheikha. Le chef appartient toujours à une famille noble et il ne gouverne et n'administre qu'avec l'aide de ses parents, nobles aussi. Ces familles aristocratiques du Sahara ne s'engourdissent point dans une molle oisiveté ; sans cesse elles s'occupent à faire la police du territoire et à proléger les caravanes. En cas de guerre, elles prennent le commandement de leurs serfs; en temps de paix, tout travail manuel est réputé indigne d'elles. Les nobles touareg ont seuls des droits politiques, seuls ils peuvent prendre la parole dans les assemblées^ Mais la majorité politique est singulièrement tardive chez les Touareg; on l'afixée à l'âge de quarante ans : avant cet âge, on est admis à l'action, mais point au conseil. II importe de rappeler à ce propos que la longévité des Touareg est très grande, comme l'était celle de leurs ancêtres connus, des Ethiopiens d'Hérodote et des Numides; il n'est pas rare de voir des Touareg atteindre l'âge de 130 et même 450 ans ^

Dans l'aristocratie berbère, il y a des degrés, des catégories. Les nobles de premier choix sont les descendants des anciens souverains, les Imânan, formant, à eux seuls, une tribu, ou plutôt un clan*. Puis vient la caste des marabouts, exerçant surtout un ministère moral ; d'eux relèvent la religion, la justice, l'inslruclion publique; ce sont eux aussi qui servent d'arbitres dans les querelles entre les individus, entre les Touareg et les étrangers, même entre les diverses tribus. Partout ou leur inten^ention est requise, ils vont courageusement, entreprenant dans ce but à travers, le désert

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