‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 224 sur 538 · Ibid., II · texte numérisé non relu

Ibid., II

certaines professions, celles des bouchers, des mesureurs de grains, des cordonniers, des danseurs et chanteurs dans le genre léger, sont réputées flétrissantes. On fait exception pour les chanteurs sérieux, les bardes ^

La djemâa s'occupe de tout ce qui intéresse le village politiquement, administrativement, judiciairement. Elle procède toujours oralement et n'a ni registre ni procès-verbaux^. Ses décisions sont souveraines^. Hais les décisions d'une assemblée ne s'exécutent point toutes seules. Voyons maintenant quels sont les agents chargés de les faire passer dans la pratique. — Le bras droit de la djemâa^ c'est Vamtn (vieillard). Vamîn préside l'assemblée de la djemâay mais ses fonctions sont multiples : il est à la fois administrateur, maire, juge de paix, commissaire de police. En temps de guerre, il doit conduire au feu ses administrés; il assure l'exécution des décisions de la djemâa, entend les plaintes, procède aux enquêtes, administre les biens communaux, fait les études préparatoires pour les travaux d'utilité publique. Dans certains cas, mais peu nombreux, il peut infliger des amendes. Vamin est responsable devant l'assemblée, qui Ta nommé au suffrage universel et à qui il rend compte de sa gestion\ Toujours l'assemblée choisit son amîn dans une famille influente; elle veut aussi qu'il ait derrière lui l'appui d'un çofj c'est-à-dire d'une association, capable de lui prêter au besoin la force matérielle nécessaire^ Tout à l'heure, je reparlerai du çofksb^le. S'il arrive à Vamîn de perdre la confiance de la djernâa, on l'en avertit, mais d'abord doucement, avec ménagement; des gens vénérés, un marabout, quelques vieillards lui insinuent avec des précautions ora*

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