‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 226 sur 538 · Ibid.y II · texte numérisé non relu

Ibid.y II

nutif de tribu. Mais on est allé plus loin dans l'association politique. Deux^ trois ou un plus grand nombre de villages, situés sur un même contrefort montagneux, se sont parfois unis pour constituer un organisme politique plus important, ia tribu ou ârch. Tous les villages formant une tribu sont solidaires dans Taltaque et la défense, dans tout ce qui touche au point d'honneur, aux représailles pour meurtre, enlèvement de femmes, etc. Pourtant chaque village de la confédération conserve son indépendance; il peut même avoir querelle et guerroyer avec un village de la même tribu ; mais, dans ce cas, la tribu fait tous les eiforts possibles pour empêcher les hostilités ^ Chaque village a même le droit de sortir de la confédération, de changer de tribu*. Les villages d'une même tribu s'entendent pour les intérêts communs et, proportionnellement à leur population, ils contribuent aux dépenses d'utilité générale, à celles que nécessitent la viabilité, les marchés, les mosquées, les écoles^, etc. Mais à moins d'un événement extraordinaire, comme un appel à la guerre sainte, les villages ne se réunissent pas en assemblée générale. Quelquefois les villages d'une même tribu constituent une sorte de gouvernement commun, nomment des notables ou un amin pour veiller aux intérêts d'un groupe entier surtout en cas de guerre*. Le plus souvent les villages de la tribu s'entendent directement entre eux pour tous les intérêts généraux.

La tribu n'est pas encore le dernier mot de l'agrégation politique en Kabylie. Au-dessus d'elle il y a la grande confédération, la ligue (thak'ebilt); c'est surtout une alliance guerrière et elle est offensive et défensive \

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