‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 227 sur 538 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

On levoit, en Kabyiie,runi(épolilique sérieuse estle village. Là seulement les intérêts sont étroitement solidaires; seul, le village a les caractères d'un organisme social et, pour faire face aux dépenses publiques, il a des ressources diverses : d*abord des impôts ordinaires : 1"" un premier prélèvement sur les récoltes, la dlme prescrite par le Koran ; S"" un second prélèvement pratiqué le jour de la rupture du jeûne quarésimal du rhamadan. — Le produit du premier impôt de la dime est déposé chez Vamîn et sert à payer les marabouts, à entretenir les établissements d'instruction publique, à subvenir aux aumônes, aux gratifications accordées aux poètes. Le produit de l'impôt quarésimal est destiné aux pauvres et se compose surtout de substances alimentaires : figues, glands, orge^

A ces deux grands impôts il faut ajouter diverses ressources moins importantes : les amendes frappées par la djemâa ou Yamin; les droits payés au village par les étrangers qui veulent s'y établir et par les habitants qui désirent le quitter ; les droits perçus à l'occasion des nais* sances, décès et mariages, de l'admission des jeunes gens dans la djemâa ; les revenus provenant des biens communaux, de la mosquée, du loyer des moulins ; les dons et cotisations volontaires, les legs\ Enfin il y a les prestations en travail y quand la djemâa le requiert. Les forgerons et maçons sont exempts de ces corvées, mais à la condition de travailler toute l'année à prix réduit pour les habitants du village et gratuitement pour le village, pour la communauté ^

Tel est le chapitre des recettes ; voyons maintenant le chapitre des dépenses. Elles consistent en acquisitions de

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