‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 228 sur 538 · Ibid.j II · texte numérisé non relu

Ibid.j II

terrains, en travaux soit d'entretien, soit de premier établissementy pour les routes, les fontaines, les marchés, pour Tachât des munitions nécessaires, pour l'hospitalité, pour Tassistance, pour le salaire de l'iman, enfin pour les écoles % dont je parlerai avec quelque détail.

Quoique les dépenses nécessitées pour l'instruction publique soient supportées partout le monde, cette instruction n'est guère donnée qu'aux marabouts. Toujours l'école est cléricale et dépendante de la mosquée. L'instruction qu'on y donne est tout à fait élémentaire; elle ne comprend, pour les enfants, que la lecture, l'écriture et l'enseignement mnémonique d'un plus ou moins grand nombre de versets du Koran. Trois fois par jour, les élèVes, réunis dans le local scolaire de la mosquée, s'accroupissent, rangés en cercle devant le maître. Tous ont à la main une planchette sur laquelle est écrit un même verset du Koran ; tous piaillent en chœur ce verset jusqu'à ce qu'il se soit logé dans leur mémoire ; après quoi on passe au verset suivant. Quelques élèves de choix parviennent ainsi à apprendre par cœur le Koran tout entier. Ceux-là, pour célébrer leur triomphe, donnent un grand repas avec couscoass et viande. Toujours aussi les familles font au maître des cadeaux d'abord au commencement des études, puis quand l'enfant en arrive à certaines sourates, etc. ^ C'est la djetnâa qui choisit l'instituteur; c'est elle qui décide la fondation d'une école, quand les enfants de marabouts sont assez nombreux. Cette instruction si rudimentaire est gratuite et parfois obligatoire, mais elle est destinée seulement aux enfants de marabouts\ Très rarement les autres Kabyles mâles savent lire; les femmes ne le savent jamais. — Dans l'école, l'institu-

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